Nos interventions sur les travaux et l'aménagement du territoire

Conseils Municipaux de Nantes

Conseil Municipal du 18 mars 2022

Convention pluriannuelle ANRU - Renouvellement urbain du Grand Bellevue, Nantes Nord, Bottière Pin-Sec et Dervallières - Avenant n° 2


Intervention de Mounir Belhamiti

Merci Madame le Maire. Vous l'avez dit, et moi je suis heureux de le constater formellement sur le terrain : enfin on y arrive, sur une forme opérationnelle des grands projets globaux et du nouveau projet ANRU, de renouvellement urbain. Je crois que, et vous l'avez dit très bien Madame la Maire, sans partenariat, sans l'aide de l'État, sans ce travail collectif qui a été mené, nous n'y arriverons pas. Et on n'y arriverait pas collectivement. Et je crois qu’il faut saluer à la fois l'effort qui a été fait pour notre métropole de l’ANRU, pas loin de 150 millions d'euros, mais aussi l'effort que la métropole fait sur son territoire. Je crois que sur l'ensemble des projets globaux ANRU, en tout cas labellisés ANRU sur le territoire français, je crois que c'est un des plus importants, et je crois que c'est aussi à saluer. Et je crois que les habitantes et les habitants doivent le savoir, et en tout cas commencent à l’observer sur le terrain.

Vous l'avez dit Madame Van Goethem, une des conditions de ces nouveaux projets de renouvellement urbain, c'est d’allier à la fois le renouvellement urbain et l'action sur l'humain. Et moi je dois dire, pour avoir participé à la fois à des réunions, à des groupes de travail, à des jurys etc sur Nantes Nord, que c'est ce qui est fait, et c'est ce qui a été fait dans ces différents projets sur nos quartiers, et qu'il s'agisse des maisons de santé, de restructuration de pôles commerciaux ou de restructuration de logement, à chaque fois nous avions des associations des habitantes et des habitants, des associations des acteurs et des forces vives des quartiers. Et je crois que c'est à saluer et c'est une différence par rapport à ce qu'il y a pu être fait dans le passé, et je crois que vous devriez vous rappeler de ce qu'à fait Jean Louis Borloo, sur le premier projet ANRU, qui avait un intérêt mais qui n'allait pas jusque là. Et je crois que c'est aussi cette différence qui fait qu’on a une mise en musique un peu particulière sur nos territoires et une acceptabilité, une participation des habitants qui est meilleure.

In fine, ces projets de renouvellement urbain ils doivent permettre à toutes et tous que le regard change sur nos quartiers d’habitat social et sur nos quartiers Politiques de la Ville. Moi je rêve finalement que Nantes Nord ne soit plus considéré comme un quartier Politique de la Ville, et qu’on aille à Nantes Nord comme on aille à Canclaux, comme on aille à Chantenay, etc etc.

Et je dois dire que, alors qu’on a une vitalité dans ces quartiers, qu’on a un taux de création d'entreprises qui est supérieur au reste du territoire français en moyenne, on a des associations qui sont parmi les plus actives de nos territoires, des clubs sportifs qui génèrent des talents et des compétiteurs y compris à l'échelle internationale, j'entends quand même des discours, permettez-moi d'y revenir ici en Conseil Municipal, où certains candidats et candidates à l'élection présidentielle – parce que je l'ai dit hein, sans l'État on n'y arriverait pas, donc il faut aussi qu'on se replace dans ce contexte-là. Dire qu'il faudrait avoir une justice d'exception pour les territoires périphériques et notamment nos quartiers Politique de la Ville, il faudrait finalement qu'il y ait un traitement plus dur, différencié, finalement la rupture de la promesse républicaine, d'égalité sur ces quartiers. Moi je sonne l'alerte, et je dis « Attention nous prenons un virage qui est dangereux », et je vous invite mes chers collègues de l'opposition, à y regarder plusieurs fois avant de soutenir tel ou tel candidat et candidate.

Pour finir sur une tonalité un peu plus constructive et positive, je voudrais quand même qu'on s'interroge sur la forme de la ville. Et finalement c'est bien de dire il y a aussi un débat sur la forme de la ville dans les nouveaux logements et nouveaux programmes que nous construisons sur ces quartiers, historiquement d'habitat social, puisque ça veut dire que finalement, les questions se posent sur d'autres quartiers qui ne sont pas, qui ne relèvent pas de la Politique de la Ville, on se les pose de la même manière sur les quartiers relevant de la Politique de la Ville. Je dis sur les nouveaux programmes, et on a eu le débat en Conseil Métropolitain sur d'autres sujets etc, moi j'observe quand même beaucoup de petites cellules, petits logements, petits appartements qui sont créés alors qu'on a, y compris en restructuration et en démolition, des grands appartements qui sont restructurés et déconstruits. Je dis attention, parce qu’on risque là d'avoir un équilibre perdu, en tout cas de transformer le visage de nos quartiers, qui font à mon avis leur force, à la fois en l'occurrence d’accueillir des familles nombreuses notamment, dans des appartements et dans des logements qui sont adaptés aux besoins de nos quartiers. Juste cette petite alerte, mais je ne doute pas que c'est quelque chose qui va être observé avec attention dans de nombreuses années qui vont voir se transformer nos quartiers.

En tout cas nous soutiendrons bien évidemment cette délibération, comme nous l'avons soutenu, comme nous l'avions soutenue dans d'autres hémicycles, dans d'autres assemblées, via notamment le doublement des crédits de l'ANRU. C'est une cohérence de voir aujourd'hui se transformer notre ville à l'aune de cette délibération. Je vous remercie Madame la Maire.

Nantes Doulon Bottière – ZAC Doulon Gohards – Programme des équipements publics – Principe de réalisation des équipements Publics


Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Maire. Alors nous allons évidemment soutenir ce projet qui nous semble complet. Fermes urbaines, logements – et on sait qu’il en manque – groupes scolaires, crèches et espaces de vie pour les nantais et nantaises, donc c’est un projet que nous soutenons.

Nous avons quand même quelques questions :

Des solutions intergénérationnelles seront-elles mises en place ? Des systèmes co-living, pourquoi pas pour des étudiants ou les personnes en situation de handicap ? Comment seront incluses ces personnes et cette diversité ?

Alors on a 2 sujets, quand même, à vous présenter ici, qui semblent importants, et je voulais là aussi porter la parole des citoyens, des nantais et nantaises qui vivent à côté de ce projet.

Alors il y a un sujet d’abord bio-diversité, arbres : il y a un petit bois qui va être détruit, c’est un bois qui a été reconnu comme tel par le commissaire-enquêteur du projet. C’est quand même 500 arbres qui vont être supprimés, 50 chênes dont 2 seulement seront gardés, suppression des racines et suppression totale de ce bois. En général on a l’habitude de voir les écolos s’émouvoir de ce type de suppression assez régulièrement donc je suis assez surprise de voir qu’à ce stade personne ne bouge. Donc ça me semble important de regarder ce projet et la situation de ce bois, qui est considéré comme friche mais évidemment quand on entretient pas un bois ça devient une friche. Donc le classement est à revoir et encore une fois le commissaire-enquêteur s’est exprimé sur le sujet.

Autre sujet, important c’est le sujet inondations : quand on regarde l’histoire de ce site, c’est un site de maraîchage à l’origine, un site très inondable, particulièrement inondable et plus que les autres lieux. L’idée de vouloir découvrir ce ruisseau est une très bonne chose, cependant j’alerte puisque l’étude qui a été réalisée n’a pas été réalisée côté association Saint-Médard. La trajectoire de ce ruisseau ne sera pas naturelle, il s’agit de détruire une buse et là aussi les riverains sont sincèrement inquiets, n’ont pas de réponse d’ailleurs ni de la Ville ni de la Métropole sur ce sujet. Ils sont inquiets simplement parce qu’ils ont vécu des inondations dans ce projet, donc je pense qu’il est très important d’aller à leur rencontre, de les rassurer et de travailler avec eux.
Sur ce ruisseau, l’état de la buse est assez catastrophique, il y a beaucoup de déchets. Il y a vraiment un sujet propreté là-bas, qu’il va falloir aussi revoir. La demande en tout cas, c’est d’aller revoir ces riverains, d’aller rediscuter avec eux, de les rassurer, de leur répondre tout simplement, pour que le projet soit à nouveau réexpliqué et que les sujets assainissement puissent aussi être contrôlés. Merci.

Signature de la charte relative à l’aménagement numérique hertzien de Nantes Métropole


Intervention d'Erwan Huchet

Merci Madame la maire, Monsieur l’adjoint. Après le moratoire inutile sur la 5G, voici donc le temps de la Charte sur le numérique Hertzien. En clair, sur l’installation d’antennes pour les opérateurs de téléphones mobiles que sont Bouygues Telecom, SFR, Free et Orange.

Tout d’abord, il faut dire que la 5G à Nantes aujourd’hui, c’est pleinement opérationnel. Il faut le dire. Sur Nantes et sa Métropole, et ce n’est plus un débat polémique.

Il y a dans cette charte un certain nombre d’objectifs, et il faut être honnête, le premier objectif ne sera pas complètement atteint. Si Bouygues Telecom et SFR jouent le jeu, ni Orange, ni il nous semble Free, ne vont signer cette charte. En effet, ces opérateurs considèrent que la loi finalement existe, et que la loi est bien faite. Cette loi, elle s’applique à Nantes, et elle s’applique sur tout le territoire. Et il semble d’ailleurs qu’un certain nombre de déclarations de travaux pour l’installation d’antennes fassent l’objet de contentieux d’opérateurs auprès de la collectivité. Contentieux, toujours perdus par la ville, m’a-t-on dit. Ces refus et leurs conséquences obligent la Ville à engager des frais judiciaires importants. Aussi, ce serait un abus de droit de refuser des permis pour de mauvaises raisons. A notre humble avis, cette volonté d’élargir la gouvernance sans l’opérateur historique, minimise grandement la portée effective de cette charte.

Or, ça a été dit, si une meilleure gouvernance, sur ces sujets, est nécessaire, qu’en est-il si tout le monde ne signe pas la charte? Il faut en effet veiller à une équité de traitement pour tous les opérateurs. Il ne faudrait pas que les chartes soient rapidement inopérantes, voire superfétatoires.

Malgré cela, faire travailler ensemble tous les acteurs, favoriser la sobriété énergétique comme ça a été dit, de ces antennes, et bien sûr inciter la mutualisation de celles-ci sont des objectifs que nous partageons, et en cohérence avec ce que nous avons voté à la métropole, nous voterons cette délibération.

Conseil Municipal du 28 janvier 2022

Règlement local de publicité métropolitain – Bilan de la concertation et arrêt du projet – Consultation des communes membres 

 

Intervention d’Erwan Huchet 

Merci, Madame la Maire. 

Nous n’allons pas refaire, et je sais que Monsieur Quéro a dit que nous en avions beaucoup parlé au mois d’avril, je ne souhaitais pas que l’on remette le débat sur la table, mais puisque certains élus ici font montre, comment dirais-je, d’un défaitisme, voire… J’ai vraiment l’impression d’entendre parfois le fait que si nous votons ce règlement de publicité, tout d’un coup, nous allons sauver la planète. Je pense qu’il faut tout de même savoir rester modeste sur les votes que nous sommes en train de proposer à ce conseil. Tout cela doit tout de même garder raison. 

D’ailleurs, cela révèle quelque chose. Cela révèle aussi, j’en parlais avec des amis écologistes… Je leur disais : « Mais enfin, que vous arrive-t-il ? Moi, j’ai connu des écologistes qui étaient beaucoup plus constructifs il y a quelques années ». Ils me disent : « oui, cela a changé un peu. Ils sont maintenant d’abord anticapitalistes et après, peut-être qu’ils sont écologistes ». Le débat que nous avons aujourd’hui ici le démontre bien et de manière assez éclatante. 

Au-delà de cela, la publicité, cela reste tout de même quelque chose d’important. Que l’on réduise quelques panneaux, pourquoi pas ? Mais on voit bien ce qui se passe. En effet, sur ces panneaux, la majorité de ce qui est présenté, au-delà des grandes campagnes nationales, c’est de la publicité à caractère local. 

Vous nous avez engagés tout à l’heure, en termes de budget, à trouver des marges d’économie. Si vous le voulez, nous pouvons rappeler que l’évolution de la communication municipale a gagné plus de 1 million d’euros en 4 années. Donc là, évidemment, on peut en effet se demander si c’est bien utilisé. 

Donc je trouve que l’on va un peu loin dans le débat qui est le nôtre. La publicité, ce sont aussi des recettes. Les recettes sont nécessaires. Nous avons parlé tout à l’heure de l’augmentation des impôts. Évidemment, si on supprime à la fois l’ensemble des recettes qui nous permettaient, finalement, d’arriver à un certain équilibre, même si ces recettes-là vont à la Métropole, je pense que nous nous tirons des balles dans le pied inutilement. 

Et nous parlions des commerçants tout à l’heure. Les commerçants ont aussi besoin de faire leur publicité pour pouvoir vivre. Les entreprises ont également besoin de faire leur publicité pour pouvoir vivre. Je vous remercie.

Conseil Municipal du 17 décembre 2021

Politique de mobilité durable de la centralité – Extension du stationnement payant sur voirie : modification de la liste des voies faisant l’objet d’une redevance de stationnement (FPS) – Révision des tarifs horaires sur voirie (visiteurs) – Études d’une tarification solidaire et sociale pour les résidents sur voirie et d’un contrôle automatisé du stationnement payant


Intervention de Mounir Belhamiti


Merci, Madame la Maire. Cette délibération propose plusieurs choses, trois choses, principalement, qui retiennent notre attention et qui nous interpellent : l’élargissement de la zone payante à une grosse part de la ville, l’augmentation du forfait post-stationnement, donc de l’amende, en réalité, et la mise en place du contrôle automatisé.

En fait, vous y allez à la sulfateuse, clairement, sur ces mesures visant à renforcer la contrainte des automobilistes dans notre ville, là où nous aurions clairement souhaité plus de progressivité. Un exemple : quand on met en place le contrôle automatisé, on peut raisonnablement penser que le volume des FPS obtenus, en tout cas récoltés et délivrés, augmente de la même manière.

Nous ne comprenons donc pas bien pourquoi, d’un coup, il y a cette succession de mesures qui visent, certes, à un objectif de réduire la place et l’emprise de la voiture individuelle sur l’espace public, objectif qui reste évidemment noble et souhaitable, puisqu’il est bien sûr souhaitable de faire plus de place aux piétons, plus de place pour nos transports en commun, notamment, et pour nos transports en commun structurants, et plus de place aux modes actifs. Mais là, clairement, plus de progressivité aurait peut-être été un peu plus judicieux.

Concernant la question des résidents, on le voit depuis de nombreuses années, dans notre ville, nous avons en gros deux modes de facturation, si je puis dire, des tarifs de stationnement résidents. Nous avons les tarifs résidents en voirie, qui sont plutôt bon marché, globalement, et les tarifs résidents dits « abonnés » dans les parcs souterrains ou enclos, qui, par contre, sont beaucoup plus chers, ce qui, de fait, entraînent les habitants de notre ville à préférer stationner en mode résident sur la voirie.

Ceci questionne puisque nous avons quand même la maîtrise des contrats sur nos parkings sécurisés, hors espace public. Et là, rien n’a été fait ni proposé pour transférer les véhicules de l’espace public vers ces parkings sécurisés. À cet égard, nous questionnons aussi votre ambition sur ce sujet.

Pour les parkings liés aux logements sociaux, et là, je dois reconnaître que cela dépasse la simple question de notre commune, puisqu’à mon avis, c’est un sujet national, nous le savons aussi, et cela a d’ailleurs été l’objet de plusieurs remarques dans le cadre d’une récente rencontre de quartier à Nantes Nord, que les locataires du parc d’habitat social n’acceptent pas de payer la place de parking qui est associée à leur logement. Nous avons donc dans le parc social des places sécurisées de parking qui sont libres et des voitures de locataires du parc social qui se retrouvent sur l’espace public.

Là encore, nous pensons qu’il y a des évolutions ou en tout cas, des expérimentations à mener. Je sais que c’est très compliqué, parce que cela vient percuter le calcul des aides au logement mais en tout cas, là aussi, nous sommes maîtres de notre principal outil OP HLM, qui est Nantes Métropole Habitat. Je pense qu’il y a matière à faire des choses innovantes là-dessus.

S’agissant de la méthode, nous pensons que le compte n’y est pas non plus. Je cite juste un exemple, le cas de la place Jean V, où il a été acté, avant toute concertation, la suppression de 30 places de stationnement de voirie et, là encore, un renvoi des habitants vers les parcs sécurisés enclos ou souterrains, où le tarif est totalement dissuasif.

À notre sens, ce n’est pas de cette manière que l’on va inciter, avec pédagogie et avec une action positive, en tout cas, les habitants à se séparer notamment de leur deuxième voiture, mais aussi de leur voiture principale, pour favoriser les modes actifs et les transports en commun.

Quant à l’amendement qui nous est proposé par nos collègues LR, je veux dire qu’ils font fort, à vouloir basculer toute la ville en zone payante, en considérant que les habitants d’un quartier doivent rester dans leur quartier. En fait, c’est ce qui nous est proposé. Nous refusons donc cet amendement. J’ai la parole, donc je la garde : je ne sais pas s’il y aura une prise de parole spécifique sur cette proposition. En tout cas, nous pensons que ce n’est pas non plus la bonne solution.

C’est une fausse bonne idée que de vouloir la ville entièrement en stationnement payant, avec les contraintes de contrôle qui s’appliqueraient également là-dessus. Et cela viendrait pénaliser à la fois les gens qui vont travailler dans d’autres quartiers nantais, qui ne sont pas forcément dans des zones payantes, et les loisirs des Nantais, qui se déplacent fort heureusement dans la

ville. Sans parler de l’équilibre territorial avec les 23 communes de la métropole. Nous refusons

donc également cette idée qui viserait à rendre toute la ville payante.

Voilà quelques remarques qui nous amènent, Madame la Maire, à voter contre cette proposition

d’amendement et de délibération. Je vous remercie.



Sports – Travaux concernant la piscine de la Petite Amazonie – Programme, enveloppe financière prévisionnelle et lancement d’une procédure adaptée


Intervention de Valérie Oppelt

Merci, Madame la Maire. J’ai simplement une petite question. Je reviens à la piscine de la Petite Amazonie. Dans la délibération, il est indiqué 2,280 M€ TTC réservés aux travaux, pour une enveloppe financière de 2,760 M€. À quoi correspondent les 480 000 € d’écart ? Quelle est l’explication ? Je ne l’ai pas trouvée dans les annexes.

Conseil Municipal du 2 décembre 2020

Dispositions relatives aux marchés publics : Fonctionnement et travaux


Intervention de Valérie Oppelt

Merci. J’ai une question sur l’extension et la restructuration de l’école Urbain Leverrier. Je ne connais pas bien le principe du système d’appel d’offres à la ville de Nantes, mais j’ai noté une augmentation du coût de presque 28 %. Je voulais savoir pourquoi les travaux… je vois la régulation des eaux pluviales selon le PLUM, l’enrobé clair sur la cour maternelle, etc. Cela n’avait pas été chiffré dès le départ dans le projet.

Pourquoi cette augmentation de 28 % des travaux ? Cela me semble quand même important. En général, sur des travaux, nous savons très bien que nous sommes autour d’une augmentation de 10 %. Puisqu’il y a toujours des ajouts de travaux supplémentaires. Mais je suis surprise que ce type de travaux n’ait pas été prévu dès le départ. C’est une simple question sur le fonctionnement du chiffrage, s’il vous plaît. Merci.


Nouvelle intervention de Valérie Oppelt

Merci pour les explications. Maintenant, je voulais simplement m’assurer que vous n’avez pas à faire en réalité à des entreprises qui sous-estiment leur offre pour être sélectionnées, et qui finalement ne sont pas justes par rapport à d’autres qui donneront le juste tarif, et qui ensuite se permettent d’augmenter de 30 à 50 % leurs tarifs. C’est un réel problème, je trouve, qu’il faut regarder sur les appels d’offres.

Conseil Municipal du 9 octobre 2020

Promouvons des enseignements alternatifs et innovants pour notre jeunesse

Intervention de Valérie Oppelt

Madame la Maire, j’ai pu rencontrer l’association Célestin, qui m’avait exposé, à l’époque, son projet et les avancées de celui-ci. Cette association porte depuis 2017 le projet de la création d’un établissement public primaire et secondaire innovant dans l’agglomération nantaise, en partenariat avec les institutions locales. Tout d’abord, je me félicite de cette délibération, qui est une belle avancée. L’idée est de promouvoir un enseignement alternatif dans le public afin que les familles et les enfants puissent avoir le choix de leur établissement sans être obligés d’inscrire l’enfant dans un établissement privé, si leur choix est de faire confiance à des pédagogies innovantes. L’ouverture d’un établissement secondaire public innovant serait une vraie chance pour notre jeunesse, et le projet Célestin semble très abouti. Je le soutiens. En cette période où le sens du collectif et le respect de l’autre doivent être développés et encouragés chez nos jeunes générations, il me semble primordial de pousser les projets de pédagogie où l’apprentissage par la libre expression est mis en avant.

C’est pourquoi, Madame la Maire, je vous propose aujourd’hui de travailler ensemble pour pousser ce projet et de continuer de le faire avancer. Projet, qui est bien sûr lié au Département et au Rectorat, mais qui actuellement ne sont pas proactifs. Travaillons ensemble.



Rendons à Nantes sa fluidité

Intervention de Erwan Huchet

Madame la Maire, en matière de fluidité, il faut dire qu’en cette rentrée, la politique que vous expérimentez via certains aménagements a des conséquences pour le quotidien de nombreux Nantais et habitants de l’aire urbaine.

Tout d’abord, je veux rappeler que la promotion de l’usage du vélo, le déploiement de transports collectifs de qualité sont une nécessité et qu’il est normal que certaines rues, un jour, comme cela s’est fait progressivement dans notre ville depuis des années, redeviennent par exemple piétonnes. Ce n’est pas choquant. Comme il est normal que des aménagements soient faits pour améliorer le confort de circulation de nombreux cyclistes dans l’agglomération.

Il ne faut donc pas se tromper : notre interpellation n’est pas un débat entre les « pro voiture », forcément archaïques, et les « néo bobos » parisiens qui débarquent à Nantes, qui n’ont pas le permis. Ce serait trop simpliste. Nous ne voulons pas que l’on oppose les modes de circulation et donc, les gens les uns aux autres. Or que voyons-nous actuellement ? Des files de voitures qui s’allongent, des lieux qui n’avaient pas de bouchons et qui maintenant, en ont. Et pourtant, avec la crise de la Covid, nous sommes dans une période particulière, une période où il y a moins de voitures.

Prenons l’exemple des aménagements autour du quai de la Fosse. Pourquoi bloquer le pont Anne de Bretagne en le passant à une seule voie ? Combien y a-t-il de ponts entre le pont Anne de Bretagne et le pont de Saint-Nazaire ? Il y a qu’un seul autre pont. C’est le pont de Cheviré.

Et le pont de Cheviré est un endroit que traverse une autoroute, l’autoroute qui amène tous les véhicules de Bretagne, voire du nord de l’Europe, pour aller vers le sud de la France, voir le sud de l’Europe. Cette autoroute est également le périphérique d’une ville et d’une agglomération de 600 000 habitants. Donc forcément, à cet endroit, cela bouchonne. Alors, pourquoi restreindre la circulation sur le pont Anne de Bretagne sans alternative, c’est-à-dire un autre passage, un autre pont, un métro, un VAL autour du périphérique ? Sinon, c’est déplacer le problème, certes à l’extérieur de Nantes, mais cela crée de grandes difficultés et des nuisances pour nombre de nos concitoyens, notamment ceux qui n’ont pas le choix.

D’autres questions : pourquoi faire une voie vélo supplémentaire sur la route du quai de la Fosse alors qu’il en existe une en site propre le long du quai ? Pourquoi interdire le pont Saint-Mihiel ? Est-ce que vous envisagez, Madame la Maire, la fermeture de la rue de Strasbourg ? Y a-t-il des études lancées à ce sujet ? Changer les comportements ne se décrète pas. Imposer, forcer les gens n’est pas la bonne méthode. Du jour au lendemain, tout le monde ne va pas prendre son vélo. Cela doit être une prise de conscience, un choix, et cela nécessite une politique de l’offre, ce qui était la philosophie de la politique menée encore il y a quelques mois. Nous préférons donc une approche qui rassemble, qui prenne plus de temps, qui concerte mieux, qui vérifie les conséquences à grande échelle sur le trafic, qui aménage notre territoire utilement, avec des solutions crédibles.

Enfin, pour tous ceux qui vivent à Nantes, pour tous ceux qui y passent, nous vous demandons, Madame la Maire, d’entendre les critiques constructives et d’en tirer les bons enseignements. Il faut que les expérimentations d’aménagements provisoires, mal pensés, trop vite décidés et inappropriés cessent rapidement.