Nos interventions sur les mobilités, les travaux et l'aménagement du territoire

Conseils Métropolitains de Nantes

Conseil métropolitain du 24 mars 2022

Transition écologique - Egalité - Schéma stratégique piéton métropolitain


Intervention de Matthieu Annereau

Donc pour en revenir à cette délibération très importante, la stratégie piétonne. Nous saluons l'ambition d'avancer vers les mobilités pour tous, de préserver l'environnement et puis la santé publique également. Alors peut être que ça va permettre d'apaiser un petit peu les débats, on pourrait dire que nous on se réjouit que vous souhaitiez qu'il y ait davantage de marcheurs sur notre territoire.

Plus sérieusement et plus gravement, malheureusement. Malheureusement, chaque année en France, 500 personnes sont tuées en marchant en ville sur les routes. Très directement, 10% de ces accidents mortels proviennent du fait d'absence de trottoir, de trottoirs trop étroits où encombrés. Nous l'avons déjà dit en Conseil métropolitain, et moi-même en Conseil municipal, les trottoirs de notre métropole sont trop souvent encombrés, jonchés de poubelles, de stationnement de véhicules à 4 roues, ou alors mal entretenus. C'est un fait et donc il nous faut davantage investir sur ce sujet de manière pragmatique. Donc c'était la loi de 2005 qui instaurait le plan d'accessibilité de la voirie. Quelles sont les marges financières que vous souhaitez dédier à cette préoccupation prioritaire pour les habitants de notre métropole. Merci.



Transition écologique - Saint-Herblain Indre Couëron – Aménagement d’un axe magistral cyclable – Approbation du programme et de l’enveloppe financière prévisionnelle – Lancement d’une consultation de maîtrise d’œuvre


Intervention de Matthieu Annereau

Oui merci. Bien sûr nous souscrivons complètement à cette délibération, pour avancer davantage sur la question des mobilités douces et d’une meilleure cohabitation cyclistes et piétons, c’est un objectif louable. Et puis cet axe il est en effet demandé clairement sur le terrain, et réellement nécessaire. Alors par contre quelques petites questions parce que nous avions peu de précisions dans cette délibération, ni d’annexes.

Tout d'abord sur la sécurisation des travaux et notamment savoir si des impacts seront rencontrés en termes de stationnement et d'accès au bac également, puisque c'est très important. Sur le fonctionnement également du marché de Basse-Indre, et à cet égard s'il y avait des conséquences qui pourraient être néfastes pour les commerçants du marché ou environnants. Allez-vous, pensez-vous prendre quelques mesures de soutien?

La 2e question porte sur la concertation. Vous venez d'en dire un mot, mais on aurait bien aimé avoir davantage de précisions sur la co-construction qui a pu être faite avec les utilisateurs et les habitants.

Alors j'avais également une question sur l'axe Saint-Herblain-Couëron via La Chabossière mais on a eu quelques éléments de réponse, donc on attendra plus de précisions sur la sécurisation de cette voie, où un accident mortel s'est produit d'ailleurs il y a peu de temps ; qui permettra également de désenclaver les petits villages environnants.

Et puis sur l'enveloppe financière en dernier lieu, de ces travaux. Compte tenu de l'augmentation des coûts de matières premières, pensez-vous, enfin, une augmentation de l'enveloppe est-elle prévisible? Je vous remercie.


Réseau de transports collectifs urbains de l’agglomération nantaise – Évolutions de l’offre des lignes régulières à la rentrée de septembre 2022 et des tarifs au 1er juillet 2022


Intervention de Mounir Belhamiti

Merci Madame la Présidente. C’est une délibération qui en fait constitue une véritable équation à plusieurs inconnues pour nous, et je pense pour beaucoup de nos concitoyens qui nous écoutent. On a certes un développement de l'offre et du nombre de kilomètres sur certaines lignes, qu’on salue. On a le développement des tarifs qui globalement suit, peut-être même un peu moins l’inflation. Et pour ces 2 raisons, qui sont finalement les 2 seules données de l'équation, nous voterons cette délibération.

Par contre, et je crois, après ce qu'on vient d'entendre, que vous avez une responsabilité dans la clarification de la situation, en matière de stratégie des transports sur Nantes Métropole. Vous avez mis en place la gratuité des transports le week-end. Aujourd'hui on a un an de recul globalement sur la mesure. Alors certes il y a eu la période du Covid, la baisse des fréquentations observée, il y a la problématique liée au personnel, mais nous n'avons, à ce jour en tout cas, aucune étude d'impact, tant en matière de fréquentation liée à ce dispositif, qu’en matière d’acculturation ou de prise d’habitude à prendre les transports en commun. Et finalement on ne sait pas, malgré ce que peut dire Julien Bainvel, quel sera l'impact à long terme de cette mesure. Et vous avez la possibilité de faire en sorte que cette inconnue, en tout cas qu’une partie de l'équation soit résolue, en lançant dès à présent une étude et une évaluation sur l'impact concret, en matière de nouvelle prise d’abonnement, en matière de souhaits, y compris de recours aux transports en commun plutôt que la voiture individuelle, à d'autres modes de transport. Là aussi il ne faut pas hésiter à questionner les habitantes et les habitants, à savoir vers quelle modalité de transport nous allons nous diriger et si finalement cette gratuité n’entraînerait pas une hausse des abonnements et du recours aux transports en commun. Mais c'est à vous de le démontrer.

Sur la question de la baisse des fréquentations, là il y a un problème philosophique. Alors je comprends que c'est délicat de prédire l'avenir Monsieur Affilé, mais on observe une baisse, liée à une période exceptionnelle qui est le Covid, et on anticipe du coup une transformation de l'offre, un ajustement de l'offre, sur une période future qui on l’espère, elle, sera une période “normale”. Et donc nous disons “Attention” quand même, à ne pas trop tirer de conclusions hâtives sur une période passée qui, voilà certes a amené les gens à moins prendre les transports en commun parce qu’il y a le télétravail. Mais est-ce que cette situation va durer ? Là aussi vous avez les moyens de l'étudier, de le sonder, et d’ajuster nos dispositifs en conséquence.

On voit aussi malheureusement les week-end, alors que l'offre de gratuité permet quand même un recours plus facilité aux transports en commun, qu’il y a de nombreuses coupures en centre-ville. Je note que les associations de commerçants n'ont pas aujourd'hui noté une dégradation de la fréquentation. Mais nous tirons quand même la sonnette d'alarme sur la multiplicité de ses coupures. Moi à chaque fois que je prends le tram à Nantes Nord, je vois 50 Otages en terminus, enfin ça commence vraiment à m’enquiquiner, pour parler poliment.

Et sur la question des études, puisque je vous propose de lancer ces études, nous vous demandons également une nouvelle fois, où en est l'étude d'opportunité sur le métro. Je vous rappelle que c'était un engagement de campagne en 2020, et aujourd’hui nous n’avons pas de nouvelles malgré nos nombreuses demandes sur cette étude d’opportunité. Voilà je vous remercie.



Participation financière de Nantes Métropole au projet « Nautiluss » du GIP ARRONAX à Saint- Herblain - Convention de financement


Intervention de Matthieu Annereau

Oui merci Madame la Présidente, chers collègues. Un mot rapide pour soutenir ce beau projet de Nautiluss, donc continuité d’ARRONAX. En effet, un effort commun de l'Europe aux côtés de la Métropole et de la Région. Rappelons en effet les objectifs de Nautiluss, vous l’avez dit brièvement, est d’avoir une filière de médicaments du futur, au niveau radiopharmaceutique, en local et pour travailler avec différents acteurs locaux. Et puis en effet travailler sur le raccourcissement des délais dans la détection du cancer. C'est un enjeu fort, c'est un enjeu sur lequel notre territoire est fortement mobilisé, vous l’avez dit, sur ce site même à côté de l’ICO notamment et du site de Laënnec qui travaille avec d'autres biotechs sur ces enjeux. Donc nous nous réjouissons de ce dossier que nous soutenons. Merci.



Délégation des aides à la pierre de l’État 2019 - 2024 en faveur du logement social et du parc privé – Programmation 2022 – Avenants au titre de l’année 2022 aux conventions avec l’État et l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH)


Intervention de Mounir Belhamiti

Merci Madame la Présidente, je voulais juste réagir aux propos, que je partage sur le fond, de notre collègue François Prochasson, et des précisions qui viennent d’être apportées. Évidemment que l’objectif de loger tout le monde dans notre Métropole doit être celui que nous partageons tous. Seulement je m'interroge quand même, parce qu'il y a les intentions, les incantations parfois et puis les actes, les votes. Quand je prends un exemple, et pardonnez-moi Monsieur Prochasson, mais sur le projet de Paradis en l'occurrence, vous êtes opposé à ce projet. Et pourtant c’est bien le respect d'une neutralité foncière, puisque ne participant pas à l'étalement urbain, c'est bien un projet partenarial puisque ce n’est pas que, enfin en l’occurrence ce n’est pas du tout de l’argent public qui permet de construire du logement, des bureaux et des activités commerciales. Donc je m'interroge, sur le “comment” en fait vous voulez mettre en œuvre concrètement cette ambition, qui est encore une fois partagée, mais malheureusement je ne crois pas aux miracles en matière de construction de logements. Il va falloir qu’on décide de construire la ville sur elle-même et puis, que notamment le privé prenne sa part, en matière de nouvelle surface à construire. Et donc il faudra effectivement que les élus aient le courage et la responsabilité de voter certaines délibérations. Merci.

Conseil Métropolitain du 04 février 2022

Avis de Nantes Métropole relatif à l’aménagement du périphérique – Complexe de Bellevue

Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. Je vais intervenir rapidement. Notre groupe votera cette délibération, nous pensons que le pont de Bellevue permet en réalité de tenir les voitures à l'extérieur des cœurs de villes. Je voudrais quand même revenir sur cette opposition, cette petite musique qui revient tout le temps, d’opposer les déplacements doux, les déplacements voitures et transports en commun. Je pense qu'il faut réussir à connecter tous ces déplacements au contraire, il ne faut pas les opposer. Il faut aussi aller encore plus loin, appuyer les innovations. Non la voiture ne va pas complètement disparaître, d'ailleurs les personnes âgées, les personnes en situation de handicap ont besoin encore de ces déplacements, ils ne peuvent pas faire du tout vélo ou tout transport en commun, donc on aura toujours besoin de ces véhicules. Par contre ils vont se transformer, on parle de véhicules électriques, on parle de véhicules hydrogène, et d'ailleurs l'État investit énormément sur ces futures innovations. Donc je pense qu'il faut surtout accompagner cette transformation, ne pas taper systématiquement sur les voitures. On retrouve bien ici à travers la parole de Monsieur Martin une opposition quasi systématique aux nouveaux projets, je les appelle les anti-tout. Moi je pense que l'avenir et la protection de notre planète passe surtout par de l'innovation, de la R&D, et pas sur de l'opposition et du clivage entre les types de déplacements. Donc nous soutiendrons cette évolution du périphérique qui je pense, permettra de mieux accéder d'ailleurs aux parking P+R pour ensuite dans un second temps accéder au cœur de ville de Nantes. Merci.



Construction d’un nouvel Institut de Recherche en Santé sur le site du CHU – Station S

Intervention de Matthieu Annereau

Oui merci, Madame la Présidente, chers collègues. Donc dans la continuité de la délibération précédente, je veux saluer au nom de mon groupe la construction de ce 3ème IRS, Institut de Recherche en Santé sur le futur quartier de santé nantais. Donc cet outil nous permettra de façonner ensemble la santé de demain, et ce sur différents volets. Ça a été dit sur le volet d'abord formation et enseignement, puisqu'il accueillera à terme plus de 10000 étudiants ; sur la recherche bien entendu, puisqu'il travaillera main dans la main avec les services cliniques, et également sur l'innovation puisque la Métropole de Nantes et le CHU souhaitent y développer un campus dédié.

Donc ce campus nommé Station S ouvre de nombreux espoirs, en termes de nouvelles technologies, de nouveaux protocoles qui pourront y être travaillés pour améliorer la prise en charge des patients. Toutefois les éléments sur cette Station S sont assez peu détaillés dans cette délibération, et également dans la précédente. A été évoqué dans la presse le fait qu’il pourra s'implanter sur une parcelle de 34 000m², où pourront se rassembler chercheurs, laboratoires, entreprises et acteurs de l'économie sociale et solidaire. Mais c'est à peu près tout, d’où les quelques questions que nous avons sur ce sujet. Projet d'ailleurs que nous soutenons dans son ambition de travailler, d'avancer sur les innovations en lien avec la santé. Donc les quelques questions que nous avons sont les suivantes :

  • Quelle est la gouvernance envisagée tout d'abord ?

  • Quel est le périmètre des entreprises d'innovation qui seront logées au sein de de Stations S ?

  • Et enfin quelle collaboration attendue, programmée avec l'écosystème herblinois, très dynamique en la matière, notamment sur le secteur CHU actuel Nord Laënnec. On pourrait citer les quelques biotechs comme Atlanta ou Valneva par exemple. Nous pensons clairement que le secteur de l'innovation et de la santé a tout à gagner à une bonne collaboration entre ces 2 dispositifs.

Et enfin permettez-moi un aparté puisqu’aujourd'hui est la journée mondiale contre le cancer, et je pense que nous pourrons soutenir collectivement, au sein de cette assemblée, l'ensemble des combattants qui luttent contre cette terrible maladie, soutenir l'ensemble des soignants également et des acteurs mobilisés au quotidien contre ce fléau. Et puis rappeler que notre territoire est à la pointe de la recherche et des soins contre le cancer, notamment par le CHU grâce à l’ICO Institut de Cancérologie de l'Ouest, et de nombreuses biotechs qui y travaillent également. D’ailleurs c'est un axe qu’il nous faut continuer à développer sur notre territoire, dans le cadre des projets de l’ICO et de la collaboration accentuée avec ce futur quartier de la santé également. Je vous remercie.

Acquisition de la Nuée de Papillons - Arbre aux Hérons

Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. Alors de façon globale je trouve cela assez inquiétant de voir une partie de votre majorité voter contre la quasi-totalité des projets : le Pont de Bellevue, le CHU, les entreprises et les innovations, et maintenant effectivement une des premières pierres d'un beau projet, qui fait rêver les petits et les grands. Très sérieusement je participe moi à ce groupe de travail, sur l’Arbre aux Hérons. Je le trouve extrêmement sérieux. J'ai travaillé moi-même dans l'industrie et je retrouve bien que les chiffrages sont sérieux, ils ont été fait correctement, sur des nomenclatures, avec des bureaux d'études, avec l'IRT Jules Verne, avec le CSTB, donc c'est clairement, c'est rassurant je pense pour tout le monde. Je salue aussi ce bilan carbone qui a été mis en place et a essaimer sur tous les autres projets, il faudra aussi aller plus loin. Et puis le soutien de tous en réalité, l'État, la Région, le Département, tout le monde y est. Et puis évidemment le monde économique par ce fonds de dotations, qui est bien présent, et je salue d'ailleurs sa nouvelle présidente Carine Chesneau. Quant aux coûts, même s'il y a eu sans doute des maladresses d'annonces sur les 35 millions d'euros à l'origine, le coût. C'est mon point 1 en réalité, on voit bien qu'il a été chiffré de façon sérieuse à un instant T et si on traine sur ces débats, si on traîne sur ce projet, effectivement on aura sans doute peut-être un souci sur ces coûts.

Alors nous effectivement on votera cette délibération, qui encore une fois est la première, une des premières étapes pour cet Arbre. Mais peut-être que, moi j'ai une proposition à vous faire : il est possible, en tout cas les Régions, Départements, et bientôt les Métropoles vont pouvoir le faire, il est possible de demander à une Cour Régionale des Comptes de faire un audit financier, comme elle le fait d'ailleurs sur le CHU. Peut-être qu'on peut le mettre en place pour rassurer tout le monde sur l'aspect financier. Et puis 2ème chose s'assurer du marché œuvre d'art, je sais que c’est en cours, je me suis entretenue avec le Premier Ministre là-dessus, je sais que le Préfet a donné son accord, je vous remercie d'ailleurs de nous avoir donné cette information, reste à fournir effectivement, sécuriser tous les éléments pour aller encore plus loin et s'assurer de ce marché d'œuvre d'art. Dans un premier temps, en tout cas nous on va soutenir cette Nuée de Papillons et tous ces éléments qui arrivent par la suite. Merci.

Conseil Métropolitain du 9-10 décembre 2021

Développement des Nouvelles Lignes de Tramway

Intervention de Mounir Belhamiti

Merci Madame la présidente. Sur ces propositions, sur cette délibération il y a en réalité énormément de choses à dire, et je vais essayer d'être synthétique et d'aller à l'essentiel. D’abord sur la méthode, pour rappeler quand même l'origine de ses orientations d'aménagement en matière de mobilités. Vous aviez décidé qu'il y aurait du tramway. Et vous aviez annoncé à l'époque 3 nouvelles lignes, sans concertation d'ailleurs, sans étude sérieuse, et vous constatez aujourd'hui et donc après coup que ce n'est pas la bonne solution, et vous revenez à une solution de bus à haut niveau de service pour la ligne 8. On salue d'ailleurs ce revirement, qui était pré-annoncé lors du dernier conseil, et évidemment que c'est quelque chose qui va plutôt dans le bon sens, et qui est une forme de retour à la raison par rapport à vos annonces précédentes.

Mais nous, nous pensons qu'il faut aller d'abord, partir du besoin réel des usagers, sans dogme sur les solutions. Et les besoins, ils sont clairement explicités dans cette délibération. Les besoins réels exprimés par les usagers ce sont 3 grands principes :

  • Des lignes, plus de lignes rocades

  • Plus d’interconnexion, notamment en périphérie du centre, des lignes existantes, notamment avec l’interconnexion ligne 1 et ligne 2

  • Et du haut niveau de service

Bref la possibilité d'aller d'un point A à un point B avec la modalité la plus efficace sans devoir systématiquement passer par le centre-ville et par l'hypercentre. Et quand on reprend votre postulat de mettre du tramway : une erreur, on ne peut que constater qu'en fait c'est une erreur, et de dire évidemment que vous mettez là la charrue avant les bœufs puisque vous préjugez d'une solution avant même d'étudier l'ensemble de celles-ci. Donc c'est une erreur, sur la ligne 8 vous le reconnaissez, dont acte. Donc c’est également une erreur, nous nous le pensons, sur l'extension des lignes existantes, notamment celles qui ont pour objectif de franchir le Pont Anne de Bretagne puisque là aussi vous avez décidé d'y mettre du tramway. Et donc vous vous heurtez, et vous allez vous heurter avec les difficultés techniques liées à ce mode à ce mode de transport. Je ne reviendrai pas sur les rayons de courbure des virages, sur les degrés de dénivelés, bref vous allongerez les temps d'étude, vous augmenterez les coûts et évidemment les délais. Et c'est précisément contraire à l'urgence, à la nécessité d'accélérer la transition écologique et à rendre les transports en commun plus compétitifs que la voiture sur des déplacements massifs, sur ce qu’on appelle le mass transit. Donc vraiment là sur la méthode, nous on ne s'y retrouve pas clairement, et c'est bien ce point de méthode qui entraîne un désaccord profond sur ces aménagements.

Par ailleurs nous nous faisons écho ici des demandes d'études d'un métro à Nantes, qui d'ailleurs fait partie de vos engagements et qui a été récemment remis dans la presse, a refait l'objet d'une communication. Et nous nous attendons là aussi qu’il y ait une réponse de ce côté-là. Pour toutes ces raisons, et pour d'autres que je n'ai pas détaillé nous nous abstiendrons sur cette délibération, et nous vous remercions pour votre écoute.



Piscine olympique métropolitaine

Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente, je vais intervenir rapidement. Nous allons évidemment voter cette délibération parce qu’elle répond aux enjeux sports, santé, mais aussi l’apprentissage de la natation. J’ai une simple question, vous avez évoqué l’orientation générale du plan piscine, et le projet du bassin nordique Marcel Saupin, je voudrais être vraiment certaine qu’il ne sera pas abandonné au profit de cette future piscine olympique ZAC Pirmil-Les Isles, sachant que les secteurs sont quand même assez proches. Donc une simple question, pour m’assurer de ce point-là. Merci.

Saint-Herblain – Secteur Laënnec / Piliers de la Chauvinière – Prise en considération d’un périmètre d’études

Intervention de Matthieu Annereau

Oui, merci Madame la Présidente. Chers collègues, donc comme il a été indiqué dans cette délibération, le site Laënnec Piliers de la Chauvinière représente une superficie totale de 120 hectares. Alors nous croyons possible et même souhaitable de développer sur ce site, puisque la localisation géographique est idéale, et puisque la présence, ça a été dit, sur site, du CHU Nord Laënnec, de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest, du Cyclotron et de nombreuses biotechs, eh bien de développer sur ce site un grand pôle de santé et de recherche, notamment sur les activités de la cancérologie, de la prévention, aux soins, à la recherche, à l’accompagnement des proches et au retour à l’emploi, même également des malades, et nous tenons à souligner dans ce cadre-là le soutien de l’État dans le cadre du Ségur de la santé à hauteur de 12 millions d’euros à l’Institut de Cancérologie de l’Ouest.

Alors afin que nous puissions voter cette délibération, merci de nous donner des gages sur le futur de ce site, en tout cas sur vos projets et notamment que le développement des activités de santé et notamment autour de la cancérologie seront bien dans les engagements de la Métropole sur ce site. Je vous remercie.



Saint-Herblain – Aménagement des espaces publics du projet urbain Neruda – Soleil Levant

Intervention de Matthieu Annereau

Oui, la transformation en profondeur du quartier Preux Neruda est une réelle nécessité et nous y souscrivons. Comme ça a pu être dit, une réunion publique a réuni environ 200 habitants le 21 octobre dernier pour débattre et s’informer sur ce sujet. De nombreuses inquiétudes ont été remontées par les habitants, sur notamment la dangerosité de l’axe Neruda, ça a été dit, la sécurisation des abords du tramway, la percée entre la rue Blanche et Neruda que vient d’évoquer Monsieur Petit, et notamment la pollution que cela risque d’engendrer vis-à-vis du groupe scolaire qui est attenant, et puis également le trafic routier important sur ce secteur et les problématiques de stationnement.

Alors, nous pensons clairement qu’il faut rebattre les cartes de la concertation sur ce secteur avec les habitants, créer certainement des ateliers participatifs pour mieux dialoguer sur les enjeux, les objectifs, et comment on atteindra les objectifs de rénovation urbaine sur ce quartier.

Nous rappelons à ce propos le pacte de citoyenneté que nous avons voté ici même, avec cet objectif d’une meilleure prise en compte de la parole des habitants. Alors, au-delà des mots, on parlait ce matin de consultation cosmétique, et que justement on ne devait pas aller vers une consultation cosmétique. Eh bien, nous attendons des actes et qu’on ait vraiment une vraie concertation sur ce projet. Merci de nous donner des assurances là-dessus afin que nous puissions voter, nous l’espérons, cette délibération. Merci.

Conseil Municipal du 8 octobre 2021

ZAC du Grand Bellevue 


Intervention de Matthieu Annereau

Merci Madame la présidente, chers collègues. Donc ce projet de ZAC de Grand Bellevue fait la part belle à la création de logements. Nous notons que c'est une chose positive compte tenu des tensions sur ce secteur, précisément lié à une forte demande et à l'accroissement de la population. Nous saluons également la double volonté qui est la vôtre, d'une de renouveler les équipements publics, et de 2 de développer les équipements publics déjà existants. Toutefois nous souhaitons vous remonter la forte inquiétude de nombre d'habitants qui nous sollicitent, sur les problématiques de dégradation justement de ces équipements publics, et plus généralement de la propreté, sur ce quartier, des espaces publics. Est-ce un aspect qui est pris en compte, dans justement le renouvellement et le développement de ces espaces publics, dans le cadre de cette ZAC du Grand Bellevue ? Merci. 



Projet Global Nantes Nord 

Intervention de Mounir Belhamiti

Merci Madame la présidente. 2 mots sur cette délibération, que nous voterons évidemment. D'abord, et Monsieur Quénéa l’a rappelé, le centre commercial de la Boissière fait l'objet d'une réhabilitation, d’un projet de réhabilitation dans ce cadre, et c'est très bien, nous partageons tous je crois, unanimement, la nécessité d'avoir un travail d'envergure à ce niveau-là. Je voulais juste alerter, je pense que plusieurs élus l’ont déjà été ici, sur le partage de cette requalification avec les habitants, qui par ailleurs sont, pour beaucoup, des clients des commerces qui sont ici présents, et également un travail avec les commerçants à mener, puisque les messages que nous recevons... Il y a des carences visiblement en la matière et je souhaiterais que ce point puisse être amélioré. Je crois qu'il y a matière à l’améliorer. J'ai noté qu'il y avait d'ailleurs une réunion publique, le 12 octobre je crois, en salle festive de Nantes Nord, donc je pense que ça sera aussi le moment peut-être pour rappeler certaines choses à cet endroit-là. Deuxième chose sur le désenclavement, vous l'avez aussi rappelé, je crois qu'il nécessité de continuer à désenclaver ces quartiers politiques de la ville. Vous savez, moi je suis un enfant de Nantes Nord, et j'ai vu le tramway de la ligne 2 arriver à Nantes Nord, et je peux vous dire que quand on l'a vu arriver ça a été salvateur, c'est ce qui nous a permis de connecter notre quartier avec le centre-ville, ce qui nous a permis d'aller voir ailleurs, dans ce quartier... Je crois qu'à un moment donné il y a eu une vision, une vision de cette nécessité de désenclavement, parce que ça a été une vision portée je crois par Jean-Marc Ayrault et son équipe, et c'est évidemment salutaire. Je crois que nous ne devons pas marquer le pas par rapport à cette ambition. Tout à l'heure nous parlions de l'expérimentation des trottinettes à la Chantrerie, quelque chose a été dit sur les Bicloo notamment, moi je pense qu'il faut continuer, à déployer l'ensemble des services publics métropolitains sur ces quartiers politiques de la ville, sans s'arrêter à certains points d'intérêts comme les facs, comme d'autres hubs mobilités. Et c'est un intérêt double : c'est un intérêt évidemment de services aux populations, de désenclavement ; mais c'est aussi un intérêt social, pour qu’on ait le sentiment dans ces quartiers, de faire société, la volonté de faire une métropole, d’adhérer au projet métropolitain. Je crois que c'est important que l'ensemble de ces services puissent aussi se retrouver dans ces quartiers politiques de la ville.  



Bilan de la concertation suite à la modification du PLUM 

Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. Nous constatons la qualité et la diversité de ce grand nombre de contributions recueillies pour cette concertation, qui témoigne d'une vitalité démocratique et la volonté d'implication des citoyens pour des projets de leur métropole. C'est ainsi que nous voterons pour valider cette concertation.

2 interrogations toutefois : que vont devenir les 80 contributions relatives à des craintes des habitants, par exemple sur la densification urbaine et la circulation, qui ont été écartées car ne relevant pas selon l'analyse des services, du champ d'application du PLUM ? L'expression des citoyens doit être entendue et soutenue, pour qu'il puisse y avoir une réponse.

Nous souhaitons aussi revenir sur une contribution nantaise en particulier : il s'agit d'une observation souhaitant créer une Orientation d'Aménagement et de Programmation sectorielle de l’îlot Saupin, sur le site Confluence. Cette remarque de fond, qui insiste sur la valeur patrimoniale du site, lieu emblématique du patrimoine football nantais, mais aussi sur la dimension écologique, a reçu une réponse positive dans le cadre du projet de modification du PLUM. Alors comment votre majorité compte-elle réellement étudier cette demande ? Et je pense derrière tout cela particulièrement au site qui va accueillir la tour Saupin et la nécessité d'en préserver sa nature écologique. Merci 


Intervention de Matthieu Annereau

Madame la Présidente, mes chers collègues. Donc un sujet important cette concertation préalable à la modification du Plan Local d'Urbanisme métropolitain, et alors même que souvent on pointe du doigt le désamour de nos concitoyens pour la chose publique et l'aspect participatif, et bien il est bon de justement saluer cette participation citoyenne, cette vitalité démocratique qui a pu s'exercer durant cette concertation. Et comme a pu le dire Valérie Oppelt c'est pour cette raison que nous voterons cette délibération.

Je souhaitais m’arrêter plus particulièrement sur les observations qui sont liées à la ville de Saint-Herblain, puisque 88 des 428 observations sont justement à proprement parler sur la ville de Saint-Herblain. Donc sur deux aspects spécifiques, vous avez pu le dire, sur une opposition au renouvellement urbain prévu sur le Boulevard du Massacre, et également un projet concernant les rénovations du Manoir de la Paclais. De nombreux riverains nous ont alerté, ont attiré notre attention sur les éléments environnementaux que suscitent le projet, en tout cas ses inquiétudes, et puis également la préservation du patrimoine, en termes de préservation de l'édifice. Ce qui nous a été remonté est que la ville de Saint-Herblain est peu à l'écoute de leurs doléances et de leurs démarches, de même que la société Histoire et Patrimoine, et comme on a pu échanger ce matin autour du Pacte de citoyenneté, et notamment sur l'aspect d'écoute des habitants, des remontées qui sont faites, mais quelles suites pensez-vous pouvoir donner, justement, à ces observations ? Je vous remercie. 


Grand débat sur le logement dans la métropole 

Intervention de Sarah El Haïry

Merci Madame la Présidente. Vous savez, finalement si ce débat il est assez vif, c'est parce qu’il pose en réalité la vision même qu'on a de notre territoire, de notre métropole. Et oui il y a des nuances, et si on veut vraiment le mener sincèrement, je ne crois pas qu'il faille aller sur les élections présidentielles, sur les programmes, ou sur les caps, bien au contraire. Je vous rejoins Madame la Présidente, la gradiation des temps de vie : on n'a pas besoin de la même chose quand on est étudiant, quand on est jeune actif, quand on est jeune parent, ou à un moment où finalement on a peut-être besoin de quitter sa maison, son pavillon, pour se rapprocher d'un centre-bourg ou d'un centre-ville, où on a accès aux médecins. Et par rapport à ce gradient, et cette nuance des besoins, je crois que, et c'est peut-être, ça a été malheureux, ça a été la caricature d'un certain nombre de propos de nos collègues, cette nuance elle est nécessaire parce qu’il faut pour le ciment social de notre territoire, oui des moyens. Évidemment des logements, des logements sociaux, évidemment des logements pour la classe moyenne, des lots libres également, parce que tout le monde n'a pas envie de vivre en appartement, tout le monde n'a pas envie, parfois, de se retrouver tout seul dans une maison. Mais notre responsabilité c'est de faire que chacun ou chacune de nos communes en tout cas sur notre métropole, puisse permettre à la classe moyenne, aux jeunes actifs, aux Nantais, de ne pas devoir partir et quitter la métropole également. Et finalement avoir cette liberté de choisir le format, et le lieu de vie. Et pour ça Madame la Présidente nous avons un certain nombre de propositions : plus de mises en construction, plus de maîtrise, plus de diversité dans les logements, et plus de lots. Voilà quelques propositions, pour enrichir ce débat et apporter plus de nuance. 


Projet Urbain Partenarial Paridis

Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. Avant tout je voudrais quand même avoir un petit mot sur la vision de de la société future des uns et des autres, qui m'inquiète profondément. Je ne voudrais pas qu'on oppose quand même sur ce projet, les voitures contre les vélos contre les piétons. Pensons plutôt innovation, l'innovation va permettre de travailler sur des nouveaux bitumes qui vont répondre aux enjeux écologiques. Donc plutôt que d'opposer les modes de déplacement, plutôt travaillons sur des sujets d'innovation, d'autant plus qu'on oublie souvent les personnes âgées et les personnes en situation de handicap dans ces situations-là. 

Plus globalement sur le projet, il s’annonce sans doute comme l'un des plus gros chantiers de la future décennie, travaillé depuis longtemps dans le cadre du réaménagement des grands ensembles commerciaux et d'ailleurs de stationnement, il s'agit là véritablement d'un programme de ville construite sur la ville. Et nous saluons les ambitions souhaitées sur ce site : il répond d'abord aux enjeux de logement sur Nantes, on en a parlé tout à l'heure, secteur ô combien en tension du fait une forte demande par rapport à une offre faible et connaissant une flambée des prix. La part de 30% des logements sociaux et 5% de logements abordables répond aussi concrètement à ces préoccupations. Nous sommes aussi fervents défenseurs de l'entreprenariat et des commerçants, et nous soutenons également l'attention portée aux surfaces commerciales et d'accueil de bureaux. Ces surfaces seront nécessairement créatrices d'emploi, ce que l'on ne peut que soutenir. Nous restons néanmoins vigilants quant à la concurrence commerciale et l'équilibre territorial dans ce projet : il ne s'agit évidemment pas de faire un nouveau centre-ville à Paridis, et il convient également de collaborer avec tous les autres acteurs commerciaux de la métropole. Et nous nous félicitons que ce projet d'installation économique et social se développe dans le respect des enjeux de transition écologique responsable. Il s'agit en effet de reconstruire la ville sur la ville, de réutiliser des surfaces déjà imperméabilisées et urbanisées pour entamer une nouvelle démarche urbaine. Voilà une écologie du concret : faire mieux, plus vertueux, sur ce qui est déjà installé ! Et nous saluons enfin la démarche qui permet à la métropole de s'inscrire dans un projet urbain partenarial, et de financer ainsi des équipements publics par des opérateurs privés, de quoi réaliser des économies substantielles pour la métropole. Nous soutiendrons évidemment cette délibération.

Conseil Municipal du 29 juin 2021

Initiative métropolitaine pour l’habitat participatif


Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. Nous souhaitons intervenir plus globalement sur le logement et particulièrement sur la situation de l’îlot Saupin. Nous avons eu la surprise de découvrir l’accélération du projet îlot Saupin après les élections municipales et métropolitaines. Certes, la piscine était bien intégrée pour les Nantaises et les Nantais, mais pas l’immeuble de 17 étages

situé à la confluence Erdre et Loire.

Le quartier Pré Gauchet bénéficie d’une harmonie architecturale intéressante, mais cette tour doit elle abîmer le site de confluence à préserver ? La tour occulte par ailleurs le stade Marcel-Saupin, les espaces publics, et la circulation n’est d’ailleurs pas assurée de façon à sécuriser les habitants et les enfants qui accéderont à la piscine.

Le projet n’est pas très clair sur l’avenir du site à préserver. Un élargissement des infrastructures le long du fleuve est-il prévu au détriment de la biodiversité ? Votre majorité qui se dit régulièrement attentive à l’écosystème et à la biodiversité soutient-elle d’ailleurs ce projet ?

Un site remarquable occulté, une biodiversité très riche au niveau de cette confluence négligé, la préfecture a fait une remarque par ailleurs sur une passe à poissons à prévoir. Le site est réputé à l’échelle européenne pour la richesse de la diversité des poissons, et notamment la civelle. Notre groupe pose donc la question de la nécessité de réaliser ce projet sur cette confluence et le long de l’Erdre et de la Loire plutôt que de le prévoir plus reculé sur le site de Pré Gauchet.

Nous avons conscience évidemment de la nécessité de conduire plus de logements, mais il faut préserver impérativement ce site. Notre groupe alerte par ailleurs sur le fossé entre le discours et la communication autour de l’écologie, et la réalité des projets de manière générale, et particulièrement sur ce projet. Et enfin, notre groupe demande plus d’attention, une attention particulière et une écoute des habitants pour réussir à construire éventuellement un nouveau projet, en tout cas le faire évoluer. Je vous en remercie.

Nouvelle intervention de Valérie Oppelt

Oui, je fais très vite, mais c’est quand même un sujet métropolitain malgré tout.

Je n’ai pas eu de réponse à ma question qui était très claire au sujet de la diversité et de la protection

du site remarquable. Merci.

Délégation de service public pour l’exploitation des Machines de l’Île - Arbre aux Hérons


Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. Heureusement qu’on n’arrête pas tout en crise sanitaire et d’ailleurs, heureusement qu’on n’arrête pas de voter des lois, en l’occurrence.

Franchement, Madame Coppey, vous me déprimez et je pense que vous déprimez tous les Nantais et Nantaises. On a la chance d’avoir un projet qui est soutenu de façon unanime par l’État, les collectivités, les Nantais et Nantaises, et les entreprises. Derrière, on va apporter un dynamisme incroyable pour le territoire, pour les entreprises d’abord, mais aussi pour les commerces sur place qui attendent avec impatience ce projet, et pour les personnes qui vivent sur notre territoire. Donc on ne peut pas tuer un projet qui fait rêver les gens, surtout en cette période, sous prétexte que l’on a des risques autour de nous. Les risques existent, ils existent partout, mais stop à la décroissance. Enfin, franchement, vous me déprimez complètement. Nous, nous allons suivre ce projet qui est porté par toutes et tous quasiment à l’unanimité. Merci.

Vœu du Conseil métropolitain - « Nantes Atlantique - Nantes métropole appelle l’État au respect des engagements pris et au renforcement du dialogue et de l’écoute de tous les acteurs »


Intervention de Valérie Oppelt

Tout d’abord, nous souhaitons effectivement accorder notre soutien aux communes qui ont dû subir cette décision que moi-même je ne soutenais pas à l’origine. Je suis assez surprise malgré tout de ce voeu parce que j’avais compris, et je m’en étais assurée, que l’État de par la préfecture recevait tous les mois tout d’abord les élus concernés. Là-dessus, nous serons d’ailleurs plus vigilants pour alerter si ce n’est pas le cas.

Alors, lorsque le Gouvernement a annoncé le réaménagement de l’aéroport de Nantes Atlantique, il s’était engagé à mettre en oeuvre un plan d’action inédit pour protéger les populations contre le bruit. Des mesures exceptionnelles avaient été décidées au profit des riverains de l’aéroport, et notamment le droit de délaissement au profit des propriétaires d’un logement exposé au bruit fort, mais aussi une aide à la revente au profit des propriétaires de logements exposés à un bruit modéré. Alors, depuis, une annonce de 6 millions d’euros supplémentaires a été apportée par notre Premier ministre, soit au total 19 millions d’euros, dispositif d’aide aux riverains de Nantes Atlantique. C’est une aide qui est assez inédite en France. Il faut savoir d’ailleurs que 50 % des 19 millions d’euros seront apportés par le ministère des Transports, le solde étant apporté par le futur concessionnaire.

Alors tout ceci vient compléter d’autres mesures exceptionnelles qui avaient été mises en place : un complément de 10 % à l’aide promise par le plan de gêne sonore, une avance de 750 000 euros versée en 2021 pour permettre de poursuivre des travaux d’insonorisation, dans un contexte où la crise sanitaire malheureusement a réduit les recettes de la taxe qui finance les aides permises par le plan de gêne sonore. Et enfin, une aide à la mise aux normes actuelles d’insonorisation de certains logements non éligibles à l’aide permise sur le plan de gêne sonore.

Enfin, ces mesures exceptionnelles complètent les aides de droit commun qui avaient déjà été décidées depuis 2003, 18 millions d’euros qui avaient déjà été consacrés à l’insonorisation.

Ces 18 millions d’euros ont été payés par les compagnies aériennes au travers de la taxe sur les nuisances sonores, et une augmentation de cette taxe avait été décidée, qui progressivement devait passer de 10 à 30 euros, permettant de mobiliser 3 millions d’euros supplémentaires.

Bref, des choses importantes qui ont malgré tout été décidées depuis cet abandon. Le projet de Plan de Prévention de Bruit dans l’Environnement est un sujet effectivement qui est en cours d’étude et là aussi, ne doit-on pas attendre l’avis des citoyens puisqu’un avis doit être rendu, une consultation a lieu jusqu’au 29 juin, pour pouvoir enfin se prononcer, avant de dire que nous ne pouvons pas suivre ce PPBE ?

Il y a aussi une consultation en cours que nous soutenons sur le couvre-feu, consultation qui doit se terminer le 29 juillet.

Enfin, toutes ces choses me font dire que malgré tout, même si l’État ne va pas assez loin, des choses ont été mises en place. Les élus sont consultés. Des modifications, cinq évolutions d’ailleurs, sont prévues sur le PPBE en plus de la consultation citoyenne qui doit se terminer ce soir, donc j’ai envie de dire : attendons cette consultation avant de se prononcer de façon ferme et définitive, et soyons vigilants justement pour suivre ces discussions avec l’État.

En tout cas, nous sur ce voeu nous nous abstiendrons, parce que nous ne sommes pas d’accord avec toute la vision exprimée sur ce voeu. Cependant, nous nous engageons à regarder plus parce que moi j’ai la chance d’être en connexion avec ce Gouvernement actuellement et avec la préfecture, je m’engage et nous nous engageons à être vigilants pour que les choses avancent de façon plus ferme et plus rapidement, avec une meilleure écoute évidemment auprès des communes qui ont subi l’arrêt de ce transfert à Notre-Dame-des-Landes. Merci.

Conseil Municipal du 9 avril 2021

Transition écologique – Rezé – Saint-Herblain - Nantes – Développement Nouvelles Lignes de Tramway et Transformation du Pont Anne de Bretagne - Approbation du bilan de la concertation


Intervention de Mounir Belhamiti

Merci Madame la Présidente. Avant de m’exprimer sur cette délibération, je souhaitais publiquement ici avec vous chers collègues, condamner fermement l’incendie criminel qui a eu lieu cette nuit à Nantes Nord, de la mosquée Arrahma, et je voudrais vraiment Madame la Présidente que l’ensemble de l’équipe du centre de supervision, mais je n’en doute pas, puisse permettre de confondre les auteurs et que ceux-ci soient condamnés par la justice. Parenthèse fermée, j’aborde la question de cette délibération.

Sur cette délibération 6 qui nous est présentée, je remercie Bertrand Affilé pour son exposé clair mais qui ne répond pas malgré tout aux problématiques qu’on a pu évoquer déjà en Commission puisqu’en fait cette délibération, elle pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

On l’a évoqué en Commission : il y a eu une concertation plutôt réussie à notre sens puisque plus de 80 cahiers d’acteurs et plus de 800 contributions, dans le contexte on peut largement assumer et considérer que c’est une réussite.

Or, on ne voit aucune modification substantielle et concrète du projet tel qu’il nous avait déjà été présenté lors d’un précédent Conseil métropolitain, par rapport aux questions qui ont été soulevées par la Commission Nationale du Débat Public, et les différentes contributions lors de cette concertation.

Et même si on entend les doutes, en tout cas des questionnements sur la ligne 8 qui ont fait l’objet d’une communication presse pas plus tard qu’hier, là encore on trouve cela beaucoup trop timide, alors même qu’il s’agit de bon sens et d’une réalité opérationnelle que de considérer que cette ligne est évidemment une ligne qui serait de nature à être plus efficace en mode busway qu’en mode tramway.

Donc je le dis : cette question, enfin cette délibération porte plus de questions que de réponses et on s’interroge sur la nécessité de voter sur des questions, y compris lorsqu’on voit que dans la délibération on remet à l’automne l’échéance pour apporter des précisions sur des questions soulevées par ce débat public.

Sur la philosophie de l’aménagement de notre réseau de transports en commun, en quoi cette délibération répond à l’enjeu de décentralisation du réseau ? La réponse, c’est : en rien, puisqu’on est tous d’accord autour de la table pour considérer que notre réseau est trop en étoile et qu’il faudrait le décentraliser beaucoup plus et aller chercher des capillarités d’abord du périphérique y compris en dépassant le périphérique ; or, là, on ne fait que déplacer le centre de l’étoile. On passe d’une étoile à Commerce à une étoile qui prendra son centre sur l’île de Nantes. Donc on ne change pas la forme du réseau, on a juste déplacé le centre de gravité de ce réseau structurant. Donc là encore, la réponse n’est pas satisfaisante.

Sur la question du pont Anne-de-Bretagne, on convient qu’il est nécessaire de réaménager ce pont, ce n’est pas le sujet. Évidemment qu’il faut faire plus de place aux transports en commun structurants, évidemment qu’il faut faire plus de place aux modes actifs sur ce franchissement qui demain deviendra un axe stratégique de notre métropole, mais là encore détruire un pont qui est certainement plus jeune que beaucoup de collègues autour de cette table aujourd’hui, c’est une hérésie écologique. C’est une hérésie écologique.

En plus, on souhaite détruire un pont sans présager des contraintes opérationnelles au moment de sa destruction par rapport au moment de sa construction. On le voit bien sur le réaménagement de la porte de Gesvres : quand on détruit un pont, il y a des contraintes qui sont apportées et qui sont hypercompliquées à résoudre. Et en fait, ce choix de destruction de pont, il ne tire sa justification que par le fait qu’on souhaite y passer des lignes de tramway et parce que la contrainte technique de la dénivelée de ce pont aujourd’hui ne permettrait pas de faire passer des lignes de tramway.

Là encore, je réponds : étudions le busway. C’est ce que nous avions défendu lors de la campagne municipale et on trouve, alors même que le questionnement de la concertation pose ce sujet sur la table, on trouve là encore qu’il n’y a pas de réponse sur cette considération.

Et puis sur la question de l’espace public, qui là aussi est une interrogation de cette concertation, un bilan mitigé de cette concertation, on a eu l’occasion de l’évoquer en Commission, nous on pose la question de la sécurisation de cet espace public. On n’est pas contre le fait de créer un nouvel espace public, il n’y a pas de sujet, mais quand on sait que cet espace public sera en fait un moyen d’accès au futur CHU sur l’île de Nantes et quand on sait qu’à Nantes on a quand même une tradition de manifestations, pour preuve en 2019-2020 on a quasiment eu une manifestation par semaine, cet espace public nouveau sera investi par des mouvements, par des événements, par des manifestations et donc il y aura un blocage des circulations sur ce pont puisque c’est un espace public nouveau qui est créé.

Donc là encore attention aux conséquence de ces choix qui peuvent se justifier par rapport à la politique assumée par la majorité, mais qui entraînent des contraintes opérationnelles compliquées à assumer dans le temps, voire irréalisables pour certaines. Pour toutes ces raisons et pour toutes ces interrogations, puisque nous n’avons pas de réponse aux questions qui sont soulevées, nous voterons contre cette délibération et nous demandons une séparation de vote pour 6, 7 et 8 puisque nous voterons différemment sur la délibération 8. Je vous remercie, Madame la Présidente.

Engagement Loire - Nantes – Aménagement des espaces publics Petite Hollande – Bilan de

la concertation préalable


Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. Comme nous l’avions déjà indiqué lors d’une dernière délibération, nous souhaitons que Nantes garde son identité et que ce site, outre le fait qu’il est hors de prix, ne devienne pas le jardin des halles de Paris, c’est-à-dire une ville comme les autres, une ville standardisée.

Alors je me suis penchée sur le registre des concertations du public qui était disponible au siège de la Métropole. Seulement 21 personnes se sont déplacées pour donner un avis et finalement, on retrouve les inquiétudes auxquelles on n’a pas vraiment de réponse, des inquiétudes fortes sur les problématiques de circulation qui reviennent très régulièrement. Il y a même une mamie nantaise qui s’est exprimée en indiquant aussi qu’il y aura des problématiques liées aux personnes qui ont des difficultés à se déplacer, problèmes de mobilité réduite, problèmes d’accessibilité à la piscine, problèmes d’accessibilité au futur CHU, problèmes d’embouteillage, etc., etc., pas de parking.

Bref, globalement quand on lit le truc, les 21 personnes qui se sont déplacées pour donner leur avis, on se rend compte que ce n’est pas si merveilleux que cela.

Concernant les parkings, alors on n’a toujours pas vraiment de solution d’ailleurs suite à l’abandon du parking souterrain au niveau de Petite-Hollande. On voit bien que l’alliance des Verts au second tour des élections a eu de l’influence à nouveau par dogmatisme, et sans réelle ambition en lien avec nos déplacements, et sans vision générale.

On n’a pas grand-chose non plus sur les parkings vélo. Ce n’est pas clairement indiqué. Et ni d’ailleurs sur les bornes électriques que nous pourrions imaginer, cette mise en place de bornes électriques pour justement proposer des solutions aux véhicules qu’il ne faut pas complètement supprimer de la ville à mon sens.

Enfin bref, ce projet me paraît trop identique à ce que l’on peut voir sur d’autres villes. Et enfin je tiens à le rappeler, certaines associations qui travaillent sur les sujets du patrimoine ont quand même alerté sur l’histoire de la ville, l’histoire du fleuve, on ne doit pas devenir une ville anonyme comme sans identité, et ce projet à leur sens, et je pense au quai de la Fosse pour le futur de la même manière, n’a pas pris assez en compte l’histoire de la ville ; c’est dommage de l’oublier.

Et d’ailleurs je n’ai toujours pas eu de réponse à ma question concernant les bases de l’ancien pont transbordeur qui longe la Loire, alors qui est proche de ce projet et lié au pont Anne-de-Bretagne, certes, mais je ne sais toujours pas si ces bases de l’ancien pont transbordeur seront préservées. Pour toutes ces raisons malheureusement, nous voterons contre cette délibération. Merci.

Convention pluriannuelle des projets de renouvellement urbain du Grand Bellevue, Nantes Nord, Bottière Pin-Sec et des Dervallières - avenant à conclure avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU)


Intervention de Matthieu Annereau

Je vous remercie. Merci Madame la Présidente. Chers collègues, merci d’abord pour cette présentation concrète, certainement pas exhaustive mais déjà assez complète des actions menées sur différents quartiers politique de la Ville et donc qui auraient une importance bien sûr prioritaire dans le cadre de la rénovation urbaine et de l’aménagement de notre territoire.

Je souhaitais intervenir sur deux points précisément : celui tout d’abord de la maison de santé située

quartier des Lauriers, qui doit ouvrir début 2022 comme vous nous l’avez précisé. Elle est très attendue et tellement nécessaire. Je souhaitais quand même remonter à nouveau deux points qui ont été soulevés par les riverains, deux attentions que nous devons avoir sur le stationnement et sur la sécurisation des lieux. Savoir si notamment de la vidéoprotection était programmée auprès de cette future maison de santé, et puis, puisque LOD a également indiqué que des bureaux restaient vacants, des salles restaient disponibles au sein de la future structure, proposer qu’éventuellement des dispositifs de prévention contre les addictions aux drogues ou à l’alcool puissent s’implanter puisque certains dispositifs comme les CAARUD, les Centres d’Accueil, d’Accompagnement pour la Réduction des Risques des Usagers des Drogues existent, peut-être ça peut être un type de dispositif qui pourrait être implanté dans cette maison de santé.

Et le deuxième point que je souhaitais aborder également était le village de la Bernardière – un dossier lourd historiquement. Vous l’avez rappelé : encore neuf personnes restent à reloger. Pourrait-on avoir plus de précisions sur les délais, sur les projections en termes de planning, sur ce dossier du village de la Bernardière s’il vous plaît ? Je vous remercie.

Conseil Municipal du 11 décembre 2020

Gestion et animation du patrimoine immobilier économique métropolitain – Délégation de service public


Intervention de Mounir Belhamiti

Une question très simple, nous avons plusieurs délibérations à destination des outils d’aménagement et d’urbanisme de la Métropole : il y en a plusieurs, il y a Nantes Métropole Aménagement qui fait l’objet de cette délibération, mais il y a aussi la SAMOA. On peut aussi parler de Loire Océan Développement, à laquelle la Métropole participe.

Je crois, et j’aimerais vous entendre là-dessus, qu’il y a là une opportunité de simplifier nos outils d’aménagement métropolitain. Moi je me mets à la place des acteurs économiques, des différents acteurs fonciers et urbains de notre territoire, qui voient là une sacrée usine à gaz dans les dispositifs qui sont à leur disposition et qui vont dans le bon sens, qui répondent à des objectifs louables, mais je demande s’il y a une réflexion sur la rationalisation de ces outils métropolitains, et, si oui, à quelle échéance on verra un jour émerger un outil métropolitain unique avec un guichet unique pour l’ensemble des acteurs de notre territoire pour enfin simplifier l’accès et accélérer les projets d’aménagement urbain.

Programme Local de l’Habitat 2019-2025 – Bilan 2019 et actions faites en 2020


Intervention de Matthieu Annereau

Merci Madame. Alors le logement est bien entendu un enjeu crucial et peut-être même davantage encore dans cette période de crise sociale, économique, sanitaire où se loger et bien se loger revêtent du coup une importance principale, prioritaire. Merci d’avoir partagé avec nous ces premiers éléments du PLH 2019-2025 pour l’année donc 2019 et les premiers éléments de 2020.

Je souhaitais rappeler trois éléments que j’avais abordés dans cette assemblée en 2018 lors de la présentation des objectifs de ce PLH 2019-2025. Tout d’abord, et un point qui prend encore plus de sens aujourd’hui, c’est les dispositions de la loi ELAN, la loi Évolution pour le Logement, l’Aménagement et le Numérique, qui est le bonus de constructibilité pour favoriser la transformation de bureaux laissés vacants en habitat. On voit bien l’importance de ce dispositif aujourd’hui. C’est le principe de l’urbanisme circulaire : une ville qui se reconstruit sur elle-même, qui limite donc la bétonisation et l’artificialisation des sols.

Et puis dans le contexte actuel où le télétravail va aller en se développant et donc de nombreux bureaux, on peut le penser, seront libérés à terme, cette transformation de bureaux laissés vacants en habitat revêt un élément stratégique. Et d’ailleurs, serait-il possible de partager avec nous des éléments au rythme annuel, en même temps que ce PLH, sur cet item précisément ?

Le deuxième point, il est sur la surdensification qui a été constatée sur certains endroits de la métropole. Et là, je fais écho notamment à une ville que je connais bien, Saint-Herblain. Un vent de fronde de certaines associations de riverains se sont montées suite à ces surdensifications et les conséquences de celles-ci en termes d’accessibilité de la voirie, de stationnement, on en a beaucoup parlé aujourd’hui. Malheureusement les gens utilisent encore leur voiture aujourd’hui. S’il n’y a pas de quoi stationner, on se stationne sur les trottoirs, on bouche l’accès aux trottoirs pour toutes et tous les piétons. Donc une vraie vigilance sur la surdensification doit être portée dans certains territoires de notre métropole.

Enfin, le troisième point, ça a été abordé également, notamment par Monsieur Bureau, c’est la question du logement social. Bien entendu, l’accès au logement pour tous, c’est un impératif, mais en effet je constate, nous constatons également que sur notre métropole la question du logement social soulève des interrogations quant à l’équilibre et la répartition de ceux-ci sur les 24 communes. Si certaines Villes comme Nantes et même surtout Saint-Herblain prennent leur part et davantage sur cette question-là, on voit bien qu’un certain nombre de Villes ne jouent pas le jeu, et il est important de pouvoir faire en sorte que ces logements sociaux soient mieux répartis, en quantité suffisante, sur toute la métropole. Merci.

Saint Herblain – Opération de réhabilitation du Centre Technique d’exploitation Tougas - Approbation du programme et de l’enveloppe financière prévisionnelle


Intervention de Matthieu Annereau

Merci. Brièvement sur cette délibération, alors bien sûr nous le savons, ce réaménagement, cette réhabilitation du Centre Technique d’Exploitation de Tougas situé à Saint-Herblain qui est une nécessité, bien entendu ça a été dit, d’un point de vue du fonctionnement et d’un point de vue de la sécurisation également des lieux, mais nous pensons également que cela aurait été l’occasion de travailler sur un redimensionnement de la déchetterie de Tougas qui est régulièrement saturée, et donc aujourd’hui qui n’est plus en conformité avec les besoins locaux. Merci.

Décision modificative des Budgets – Autorisations de programmes et crédits de paiements


Intervention de Mounir Belhamiti

Que d’abandons ! Abandon de l’extension du parking de la Cathédrale, Pascal Bolo vient à peine de l’expliquer, abandon de l’extension du parking de la Cité des congrès et de la Cité des congrès, abandon du parking de la Petite-Hollande, que vous avez voté il y a quelque temps, abandon de la 5G, abandon tout à l’heure de l’AFLA, et j’en passe. Mahel Coppey vient de vous proposer d’abandonner l’Arbre aux hérons.

Je dressais la liste des abandons que votre politique, en tout cas que la politique de la majorité met en place, et on peut dire aux métropolitains qui nous écoutent que malheureusement, nous constatons qu’il y a de nouveaux remparts qui sont en train d’être construits dans notre ville.

Ces nouveaux remparts, Madame la Présidente, sont entre l’hypercentre et les habitants du périurbain. Vous-mêmes êtes issue du périurbain, Rodolphe Amailland lui-même, et cette politique de l’abandon, abandon du centre-ville, abandon des dispositifs de progrès, je parle de la 5G mais je pourrais aussi parler d’autres dispositifs, ne va pas dans le sens d’une Ville apaisée, d’une Ville qui prône l’égalité entre ses habitants.

C’est une politique qui profite finalement aux gagnants de la mondialisation et qui se fait au détriment des habitants du périurbain et à l’avantage des habitants du centre-ville. Je ne parle même pas de l’envolée des prix de l’immobilier et de la rareté des logements. Là aussi vous avez une réponse qui est sur le site du futur ancien CHU de proposer un parc nourricier, alors même qu’il faudrait construire du logement et permettre cette densification qui est souhaitable, qui permet justement d’éviter l’artificialisation des sols.

Attention Madame la Présidente, nous vous le disons : cette politique de l’abandon va dans le mauvais sens. Ça nous amène à une construction d’une ville à deux vitesses que nous constatons, et qu’on voit arriver beaucoup trop vite. Il n’est pas trop tard, si je puis dire. Nous vous demandons deux choses. Nous allons voter contre la partie 5 de la délibération. Nous demandons évidemment d’isoler la partie 5 de cette délibération de sorte à ce que nous puissions voter en différenciation. Je vous remercie.

Conseil Municipal du 16 octobre 2020

Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire : portons un projet ambitieux, écologique et attractif pour notre territoire

Intervention de Valérie Oppelt

Madame la Présidente, je pense que c’est important de rappeler que c’est un site “clé en main", qui intervient dans le cadre de territoires d’industrie, que le projet a été porté et défendu par le Département et la Région, et qu’il a été voté par les élus dans le cadre du SCOT. (schéma de cohérence territoriale). Je pense donc qu’il faut respecter le choix démocratique des élus du territoire Pays de Retz. Oui, le pôle de Carnet doit s’engager sur des énergies renouvelables, sur une industrie écoresponsable. Il a d’ailleurs été défendu et travaillé avec les associations environnementales – on l’oublie souvent – : LPO, LNE, Bretagne vivante. Et le Grand Port, en collaboration avec ces associations environnementales, a d’ailleurs mis en oeuvre, au niveau de l’estuaire, tous les outils nécessaires pour un estuaire qui pourrait être classé réserve naturelle nationale Ce projet, d’ailleurs, pourrait répondre, dans le cadre de cette crise, à des enjeux d’emploi, d’équilibre des territoires entre le sud et le nord. La situation d’Airbus et de ses sous-traitants ne nous permet pas de faire la fine bouche sur ces projets d’envergure, surtout si nous souhaitons accélérer la fin des centrales à charbon.

Nous avons donc la chance et l’opportunité pour ce territoire d’avoir ce site sélectionné parmi les 12 premiers sites industriels “clé en main” ; il nous faut saisir cette opportunité. Est-ce que ce site pourra répondre à des enjeux de mobilité ? Je pense que c’est une question que nous pouvons nous poser. Nous limiterons, en créant de l’emploi sud Loire, les déplacements du sud vers le nord ; cela répondra donc à cette surcharge de la métropole, et indirectement, donc, à l’urgence climatique. Enfin, ce projet va également répondre aux ambitions du Grand Port autour du développement de nouvelles activités. Et je pense que nous sommes là aussi pour les aider à trouver des solutions sur ce site. C’est pourquoi, Madame la Présidente, je vous demande de vous engager auprès de tous les élus, auprès des territoires et au nom de cette alliance des territoires que vous aimez porter, hors de nos différences politiques – parce que je pense que tout le monde peut se rejoindre sur ce sujet –, à porter un projet et faire que les riverains puissent retrouver une forme de sérénité à laquelle ils aspirent. Et que le Grand Port puisse aussi assurer l’entretien de ces 285 hectares qui avaient d’ailleurs été décidés avec ces fameuses associations environnementales ; ces hectares, plus importants que l’aspect bétonisation que vous citez, qui sont des hectares d’espace naturel. Actuellement, ils ne peuvent pas accéder à ce site pour pouvoir entretenir ce lieu ; c’est un réel problème.



Oui à l'aménagement de la Porte de Gesvres, non à la démolition du pont de la route de La Chapelle-sur-Erdre

Intervention de Mounir Belhamiti

Je souhaite, tout d’abord, saluer le travail qui a été fait en Commission, et remercie que Bertrand Affilé ait repris notre proposition d’instaurer la gratuité sur le péage de Vieilleville. Ça a été l’objet de notre débat et on ne peut que saluer le fait que ça se retrouve dans cette délibération.

Cependant, un point nous inquiète : c’est cette fameuse mesure 1 qui vient demander à Cofiroute de nous expliquer pourquoi il y a nécessité de démolir un pont. Alors pourquoi il y a nécessité de démolir un pont ? Il y a nécessité de démolir ce pont parce que le projet prévoit effectivement que sur cette zone il y est un passage en deux fois trois voies – alors que c’est aujourd’hui c’est une deux fois, deux voies – pour absorber le flux généré par le passage en deux fois deux voies de la porte de Gesvres. Nous, nous questionnons sur cette mesure et cet objectif puisque techniquement, si on maintient cette exigence de passage en deux fois trois voies, il est impossible pour Cofiroute de maintenir en l’état ce pont. Donc nous nous opposons à la démolition de ce pont, en tout cas dans les motifs et dans les modalités qui sont définis aujourd’hui, même si nous soutenons le réaménagement effectivement de la porte de Gesvres. Nous vous demandons vraiment de faire tout ce qui est au possible de nos services et de notre métropole, pour que la copie de Cofiroute soit revue sur cette démolition. Et si toutefois il devait y avoir une démolition, quid des solutions alternatives proposées ? On sait qu’il y a des capacités, des possibilités de déployer des ponts mobiles, je pense aux ponts du génie pour ce qui est de l’armée de terre, mais tout un tas de solutions aujourd’hui un peu plus souples qui existent sur des installations transitoires. Donc, expérimentons là quelque chose pour que cet axe-là soit préservé : nous soutenons le réaménagement de la porte de Gesvres, au bémol près de la démolition du pont de la route de La Chapelle-sur-Erdre.


Le projet disproportionné du pont Anne de Bretagne : reconstruisons la ville sur la ville


Intervention de Valérie Oppelt

Notre groupe souhaite revenir sur ces dossiers qui annoncent l’avenir de la place de la Petite-Hollande, le pont Anne-de-Bretagne et l’île de Nantes. Nous pensons qu’une vision plus globale devrait être étudiée. En effet, les problèmes de mobilité actuels démontrent que le "tout contre la voiture" ne pourra pas aider les plus fragiles, les personnes âgées, les personnes porteuses de handicap et bien sûr la population qui habite en dehors de la métropole.

Concernant le projet du pont Anne-de-Bretagne, il s’agit de recouvrir la Loire maritime car cela entraîne une question de domaine. Donc qu’en est-il sur ce cas de domaine maritime ?

Sur l’aspect technique et l’usage du pont, la délibération ne précise pas l’avenir exact du pont Anne-de- Bretagne actuel qui date, lui, de 1976, donc assez récent finalement. Les contraintes écologiques et l’urgence climatique nous obligent, il me semble, à reconstruire la ville sur la ville. Est-il nécessaire de détruire ce pont plutôt récent ? Nous espérons d’ailleurs que ce pont saura mettre en valeur les piliers de l’ancien pont transbordeur. Il n’y a pas de petit patrimoine pour les Nantais. Concernant le coût et le sens du projet, nous estimons qu’une solution gardant le pont actuel avec pourquoi pas, un e-busway, permettant d’ailleurs le passage des véhicules de secours et de santé, aurait pu être envisagée. Enfin, le coût de 50 millions d’euros hors taxes nous paraît exorbitant,  alors que le pont Tabarly supportant un busway atteignait un coût de 30 millions d’euros. Ce budget nous paraît donc disproportionné, si nous estimons que la période nécessite plus de réserve sur les dépenses.

Et d’ailleurs au passage, la Cour régionale des comptes , étonnamment, souligne l’absence de programmation pluriannuelle des investissements. Nous n’avons  donc, pas de vision à long terme sur ces budgets. Nous nous opposerons donc à cette délibération.


Nantes doit garder son identité, elle ne peut devenir une ville standardisée 

Intervention de Valérie Oppelt

65 000 000 € : notre groupe demande quelques précisions sur ces 12 000 mètres carrés entre l’île Feydeau et le Pont Anne de Bretagne. Nous souhaitons que Nantes garde son identité, et que ce site ne devienne pas le jardin des Halles de Paris, c’est-à-dire une ville comme les autres, une ville standardisée. C’est pour cette raison que nous vous posons des questions assez spécifiques par rapport à ce projet. Qu’avez-vous prévu pour le square Daviais ? On n’en parle plus vraiment. C’est un patrimoine bâti et naturel. Les arbres seront-ils supprimés ? Je crois savoir que oui, alors qu’il est nécessaire d’en faire une plus-value verte au cœur de notre ville. À quel endroit, et quels arbres ? Bref, la délibération ne propose pas de solution de remplacement de parking – cela a déjà été dit –, sachant que la solution souterraine est abandonnée. Cela aussi, c’est une inquiétude que j’entends assez régulièrement chez nos commerçants et chez ceux qui travaillent à Nantes, et au CHU. C’est pour ces raisons que, pour le moment, nous nous opposons à cette délibération.

Nouvelle intervention de Valérie Oppelt

Madame la Présidente, je voudrais répondre aux propos de Madame Laernoes, qui m’inquiètent quant à la capacité de gérer un budget.

On ne peut pas dire que l’on va faire une économie de 20 000 000 € sur un budget qui, précédemment, ne comprenait déjà pas ces 20 000 000 €. Par ailleurs, Madame la Présidente, vous avez bien dit que les crises économiques devaient être portées, et que l’emploi pouvait être créé grâce à l’investissement sur les grands projets. Je voudrais quand même souligner cette contradiction qui m’étonne. Quant aux arbres, effectivement, j’ai posé la question, et je la réitère : si je comprends bien, Madame Laernoes, vous nous assurez, puisque vous faites partie de la majorité, que ces arbres seront donc gardés. Merci pour votre réponse.