Nos interventions sur la transition écologique et énergétique

Conseils Municipaux de Nantes

Conseil Municipal du 28 janvier 2022

Règlement local de publicité métropolitain – Bilan de la concertation et arrêt du projet – Consultation des communes membres


Intervention de Valérie Oppelt

Oui merci, Un petit point que je voulais ajouter, quand même, sur les sujets d’éclairage, parce qu’effectivement, pendant les municipales, le sujet des panneaux lumineux avait été abordé, et je trouvais plutôt intéressant de les retirer, parce qu’ils sont finalement importants sur les problématiques de pollution lumineuse. Cependant, il ne faudrait pas, là non plus, faire deux poids, deux mesures sur ce sujet des éclairages. 

Je réinsiste là-dessus, car on m'interpelle de plus en plus sur les problématiques d'éclairage. La pollution lumineuse c'est un sujet, la protection de la biodiversité c'est aussi un sujet, après en plein cœur de ville de baisser finalement l'intensité lumineuse, ou orienter de façon verticale sur les trottoirs et uniquement sur les trottoirs, l’éclairage ça devient un réel problème pour les mobilités douces, pour les déplacements vélo, piéton, puis pour les problèmes de sécurité. 

Et j'insiste là-dessus parce que le sujet, et Guillaume Richard était avec moi lors de la visite du CSU, le sujet a été abordé par une habitante du quartier Feydeau qui a souligné son étonnement de voir un éclairage qui baisse très fortement, et derrière cela effectivement une inquiétude sur les problématiques de déplacement et de sentiment d'insécurité.  

Donc je réinsiste là-dessus parce que sur les panneaux lumineux, on a on a voté une Loi Climat d'ailleurs qui va dans ce sens-là, sur la réduction de ces éclairages, je tiens à souligner. Mais par ailleurs il ne faut pas oublier aussi les problématiques de déplacement et de protection des piétons, des vélos, et de la sécurité de manière générale. 

Dispositions relatives aux marchés publics : fonctionnement et travaux 

 

Intervention d’Erwan Huchet 

Merci, Madame la Maire. 

Comme Monsieur Bainvel et comme lors de la commission, que je présidais l’autre jour, des affaires générales, nous aussi, nous souhaitons bien évidemment que la partie concernant l’achat des horodateurs soit dissociée du reste de cette délibération, puisqu’en cohérence avec nos propos à ce sujet, nous voterons contre ces achats. 

Au-delà de cela, je voulais aussi intervenir au sujet des véhicules électriques, puisque vous allez acheter un certain nombre de véhicules électriques à cette occasion. Ma question est la suivante. Vous savez qu’1 véhicule particulier sur 5 véhicules aujourd’hui achetés en France est électrique. La plupart des conducteurs de véhicules électriques rechargent à domicile, soit dans le parking privé de leur propriété, soit dans leur propre garage. 

Comme je le disais ce matin, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un garage personnel. Or sur la ville, il n’existe pas suffisamment de bornes de recharge accessibles au plus grand nombre. 

Il existe un baromètre, qui s’appelle le baromètre Avere Ouest, sur Nantes Métropole, qui détaille le nombre de bornes électriques. Et fin 2020, ce sont les chiffres que j’ai trouvés, il y avait 120 points de charge publics, 120 sur la métropole, et 5 000 véhicules électriques en circulation. Cela, c’étaient les chiffres de la fin 2020 donc aujourd’hui, cela a bien évidemment augmenté. Cela représente 41 véhicules électriques par point de charge public. Or selon les consignes européennes, le maillage d’une zone est suffisant à partir du moment où elle possède 1 point de charge pour 10 véhicules. 1 pour 10… Et aujourd’hui, nous sommes à 1 pour 41. 

L’absence, dans de nombreuses zones de la ville, de parkings publics couverts proposant des bornes de recharge rend la décision d’achat de ce type de véhicule bien évidemment compliquée et hasardeuse pour les Nantaises et les Nantais, vous le comprendrez. 

Nous pensons qu’il faut que la Ville et la Métropole réfléchissent à une politique plus offensive de déploiement de bornes de charge électrique publiques sur notre territoire. Cette question n’est pas anodine. Nous en parlions tout à l’heure : la question du climat est en effet une question très sérieuse. Vous l’avez indiqué, il y a différents leviers. Je pense que ce levier-là est un levier important, à l’heure où le nombre de véhicules électriques croît à un rythme de plus de 200 % par an. Le nombre d’achats, c’est 200 % par an d’achats supplémentaires. 

Nous vous demandons donc d’aller beaucoup plus loin dans cette politique de promotion des véhicules moins polluants. Ce sujet est très concret. Il s’inscrit bien évidemment dans une politique de transition énergétique et l’on ne peut pas parler de climat sans prévoir ni accompagner les particuliers dans leur transition énergétique. Je vous remercie. 

Conseil Municipal du 17 décembre 2021

Rapport sur la situation en matière de développement durable


Intervention de Valérie Oppelt

Merci, Madame la Maire.

Votre rapport d’action en faveur du climat présente en effet quelques belles réalisations, et nous les saluons. Je pense par exemple aux aides financières auprès des particuliers pour la rénovation énergétique des logements ou à la part d’aliments bio et locaux dans les cantines scolaires.

Mais pour certaines réalisations, je pense que l’on peut mieux faire. Plutôt que, comme l’a fait Monsieur Azzi, passer son temps à taxer le gouvernement, arrêtons la démagogie là-dessus et clairement, arrêtons de stopper les projets. Je pense à des projets comme AirSeas qui pourraient justement être un gros plus pour notre territoire, et qui répondent aux enjeux du climat. Il est assez catastrophique de l’avoir fait fuir de notre département. Bref…

Quelques exemples, quand même, sur certains sujets qui nous tiennent à cœur. Vous parlez de la reconquête de la biodiversité en insistant particulièrement sur la fin des plastiques, notamment au marché de la Petite Hollande. Je pense que nous devons aller plus loin et étendre d’ailleurs cette belle mesure à tous les marchés, ou alors, aider financièrement certains projets comme celui du marché de Talensac, qui souffre de ne pas avoir assez de soutiens financiers pour transformer la gestion des déchets sur site.

Deuxièmement, vous évoquez aussi l’importance des espaces verts, dont on connaît en effet le rôle important en matière de captation des gaz à effet de serre. J’ai envie de vous demander simplement pourquoi vous ne vous indignez pas quand votre majorité abat des chênes centenaires à Nantes Nord ou d’autres arbres, à l’Éraudière et à Commerce. Je pense que nous aurons une suite avec la Petite Hollande.

Dernier point qui me tient à coeur, et je terminerai sur ce sujet, qui m’interpelle particulièrement et qui ne vous émeut manifestement pas : vous mettez l’accent sur la réduction de 30 % des consommations énergétiques de la Ville, notamment avec la réduction de l’éclairage public.

C’est une très bonne chose, et d’ailleurs, la technologie et les avancées technologiques permettent justement de réussir cet enjeu. C’est bien un enjeu d’économie d’énergie, mais c’est aussi un enjeu de sécurité. Et encore une fois, j’en ai parlé déjà à la Métropole, il y a des problématiques de sécurité, de sécurité des déplacements doux, piétons et vélos, mais aussi de sécurité de manière générale, puisque sur les éclairages, on constate une baisse importante de l’intensité lumineuse, au détriment de ces déplacements doux.

Il y a aussi d’autres idées, et je tenais à en parler au cours de ce conseil. Mathieu Haas, un artiste qui nous a aidés pendant la crise sanitaire, qui s’est fait remarquer pendant cette période-là en soutien auprès des soignants, notamment, a proposé un très beau projet qui, à ce stade, n’est malheureusement pas soutenu. C’est un projet qui allie culture, sécurité et éclairage. C’est pour cette raison que j’en parle ici. Ce projet demande à être soutenu. L’artiste demande simplement un terrain d’expérimentation, Madame la Maire, pour pouvoir avancer. À ce jour, il n’a pas de proposition. J’en profitais donc pour faire une demande spécifique pour ce très beau projet, que vous connaissez, d’ailleurs.

Bref, nous allons évidemment soutenir ce rapport. C’est une belle avancée. Mais je pense que nous pouvons aller encore plus loin sur ces sujets d’écologie et arrêter la démagogie systématique contre le seul gouvernement qui, finalement, a fait beaucoup plus que les anciens gouvernements sur les sujets d’écologie et sur les sujets relatifs au climat, avec les nombreuses lois : loi « énergie – climat », loi « mobilités », loi « climat et résilience », etc. Donc cessons cette démagogie. Je vous remercie.

Conseil Municipal du 15 octobre 2021

Communication thématique sur le rapport du GIEC et les défis locaux de l’urgence climatique

Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Maire, et merci à nos intervenants pour leur expertise et ce constat scientifique. Le lundi 9 août 2021, le GIEC a publié la première partie de son sixième rapport, huit ans après le précédent rapport similaire. Le sujet n’est donc pas nouveau, le sujet est grave, nous perdons 10 ans depuis la dernière prévision. Nous devons toutes et tous nous engager, en dehors des dogmes, l’écologie n’appartient pas à une seule couleur politique, elle est universelle, mondiale, c’est un combat. Ce combat doit être porté par tous les États, l’Europe, notre Pays, nos collectivités, les entreprises, les associations et de fait par tous les citoyens. L’activité humaine est responsable, seule l’innovation, la science et le pragmatisme pourra nous permettre plutôt que la radicalité, la décroissance, la peur d’avancer. L’arrêt de tous projets d’avenir n’est pas une réponse. La pensée unique ne doit pas prendre en otage les Nantaises et les Nantais. Comme nous le rappelle le dernier rapport, le sujet n’est pas nouveau ! Notre majorité nationale est la première à agir et ce n’est qu’un début…Depuis le début du quinquennat, en France comme sur la scène internationale, la cause écologique est l’une des priorités : loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, quelques exemples avec la fin de l’élimination des invendus, atteindre le zéro plastique jetable d’ici 2040. La loi énergie-climat c’est du concret aussi : réduction de 40 % de la consommation d’énergies fossiles, arrêt de la production d’électricité à partir du charbon, lutte contre les passoires thermiques. La loi mobilité et j’en passe.
Par ailleurs, Les citoyens ont demandé plus de démocratie. Le Président a alors proposé la création de la Convention citoyenne pour le climat, un exercice démocratique inédit. La loi climat résilience a ainsi transformé ces propositions sur les modes de consommation, production, alimentation, déplacements et rénovations des bâtiments. Et pas seulement : le plan de relance a permis d’investir 30 milliards d’euros pour l’écologie et France 2030, à nouveau 30 milliards d’euros sur 5 ans dédiés aux grands défis de notre temps, en particulier sur la transition écologique.
Nous sommes attentifs à soutenir une écologie de croissance modérée et accompagnée, une écologie qui soit synonyme de justice sociale. Elle passe par exemple plus localement par la construction de pistes cyclables, la vente de voitures électriques accompagnées d’aides, le plan hydrogène vert avec des énergies de demain, le fond mobilité durable, coup de pouce vélo, etc. Tout cela passe de l’innovation mais je vois que ça fait rire une partie de la majorité, ce que je trouve assez dramatique et ce qui montre à quel point ils sont dans le dogme.
Cependant l’État ne peut pas tout. La baisse des gaz à effet de serre est la somme des efforts de chacun. Le rapport WWF de 2018 sur le défi climatique des villes indique que nous sommes la seule ville qui n’a pas mesuré la totalité des émissions de gaz à effet de serre scope 1 (émissions directes), scope 2 (consommations énergétiques), et encore moins scope 3 (émissions indirectes), ce qui n’est d’ailleurs pas le cas d’autres métropole comme Paris, Toulouse, Rouen, Bordeaux par exemple. Il est temps de faire ce travail complet de mesures chiffrées et pilotées. Lors de la présentation il a été indiqué que l’avenir de la montée des mers dépend de l’augmentation des gaz à effet de serre, il est donc primordial de débuter localement ce travail, Nantes étant déjà très impactée par ce risque d’inondations. Il sera aussi important de travailler sur les îlots de fraîcheur, vous l’avez cité aussi pendant la présentation. La carte proposée de l’Auran nous a d’ailleurs montré que le nouveau quartier de l’île de Nantes est catastrophique sur ces sujets. Bref nous soutenons une écologie de résultats, d’efficacité et non une écologie de communication. Nous serons évidemment présents à vos côtés. Merci.

Conseil Municipal du 2 avril 2021

Règlement local de publicité métropolitain (RLPm) – Débat d’orientations générales


Intervention de Valérie Oppelt

Merci, Madame la Maire. Je souhaitais réagir aux propos de Tristan Riom, notamment.

Le gouvernement actuel est celui qui a le plus fait pour le climat : la loi « climat énergie », l’arrêt des centrales à charbon, la convention citoyenne pour le climat, la loi sur les mobilités et maintenant, la loi « climat résilience », et j’ajouterai aussi les 30 Md€ prévus pour le plan de relance, qui permettra aux entreprises de s’investir, qui permettra aux collectivités de s’investir.

Je ne peux donc pas entendre que le gouvernement ne fait rien sur cette loi « climat », encore et encore.

Concernant la loi « climat », justement, cette loi va permettre de donner des compétences supplémentaires aux maires, de donner des pouvoirs de police sur ces règles liées à la publicité. Vous citez notamment l’arrêt des écrans lumineux. D’ailleurs, je vous rejoins sur ce point-là : j’ai signé un amendement proposant de stopper l’utilisation des écrans lumineux, puisqu’ils ont un impact direct sur les personnes porteuses de handicap, sur les personnes ultrasensibles aux lumières et qu’ils ont un impact supplémentaire sur nos jeunes. Cependant, il ne faut pas oublier que ces panneaux lumineux, ce sont aussi des recettes pour les maires, pour les mairies et pour les collectivités. Par conséquent, stopper complètement ces panneaux lumineux, d’abord, c’est une compétence du maire qui a été renforcée et je m’en félicite. Monsieur Riom, vous faites partie de la majorité, donc essayez d’insister pour aller un peu plus loin sur ce sujet-là.

Par contre, lorsque l’on demande plus de compétences à l’État, si vous diminuez les recettes, vous allez vous retrouver dans une situation où vous allez à nouveau demander, j’imagine, beaucoup plus à l’État sur le sujet des finances publiques.

Je souhaitais donc rétablir la vérité sur le travail qui est fait notamment par les parlementaires, en ce moment, dans l’hémicycle, sur la loi « climat ». Merci.


Intervention de Erwan Huchet

Merci, Madame la Maire. Moi, dans une autre vie, j’étais chef de publicité. Cela avait été mon premier job. Et quand j’entends certains propos, ici, je dois vous dire que je me demande où nous sommes. La pollution visuelle, quel grand mot ! Moi, j’ai même l’impression, quand j’entends certains discours, que nous sommes là pour éduquer les masses. Je me souviens, à une époque, qu’il y avait des villes qui n’avaient pas de publicités.

Bucarest est une ville où il n’y avait pas de publicités. Moi, je n’ai pas tellement envie de vivre dans ce type de ville. Je me demande si c’est vraiment le moment, à une période tout de même assez sensible pour nos commerçants, pour nos entreprises locales, de leur supprimer un certain nombre d’espaces qui leur permettraient de tenir. Est-ce que si l’on réduit les espaces publicitaires locaux, on ne donne pas plus d’espace, finalement, aux grandes plateformes comme Google, comme Facebook, etc., pour qu’elles, par contre, nous diffusent une certaine forme de publicités ? Quand je vois le nombre de publicités, de vidéos de la Ville sur Internet, je me dis que cela aussi, cela doit avoir un coût en CO2 qui n’est pas négligeable.

J’ai donc envie de vous dire que nous sommes dans une société qui est en effet capitaliste, que cela fait longtemps qu’une partie de la gauche a fait un chemin pour bien comprendre que nous vivons effectivement dans un espace capitaliste, et nous n’avons pas encore trouvé d’autre système, finalement, qui marche aussi bien que celui-là. Évidemment, il faut corriger un certain nombre de choses. J’ai entendu aussi des phrases qui m’ont choqué, dans une ville qui tout de même, a été portée par Jean-Marc Ayrault. On souligne qu’il y a des ronds-points…

Franchement, les ronds-points, c’est bien ! Cela a été un apport de la gauche, ici, qui a été particulièrement important.

Je voulais vous dire que c’est peut-être aussi pour cela que je suis devenu « en même temps », parce qu’il y a quelques discours, quelques orientations qui ne me conviennent plus, à moi.

Vous parliez tout à l’heure des recettes, Valérie Oppelt en parlait et en effet, la publicité, le règlement de publicité, les panneaux qui sont mis un peu partout, le mobilier urbain, ce sont des choses que ces gens-là nous apportent et nous paient, et ce n’est pas négligeable.

D’ailleurs, je crois même que pour ce qui était des Bicloos, nous faisions appel à des publicitaires, des prestataires qui prenaient en charge gratuitement la mise en place de ces Bicloos contre un certain nombre d’affichages dans la ville. Cela a été bien utile et je pense qu’il est important de le rappeler. Je ne voterai donc pas votre délibération.