Nos interventions pour la Transition écologique et énergétique

Conseils Métropolitains de Nantes

Conseil Métropolitain du 9-10 décembre 2021

Plan Climat Air Énergie Territorial de Nantes Métropole : évaluation à mi-parcours et renforcement des ambitions – Convention des Maires : approbation des engagements 2050

Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. En effet il ne faudrait pas que la pensée unique puisse régir notre assemblée et j’ai entendu des choses qui moi aussi m’ont profondément choquée, comme « la technologie n’est pas la solution pour régler les problèmes du climat », mais comment vous pouvez dire ça Julie Laernoes ? Vous dites ça aux entreprises ? Ce n’est pas possible de dire ça aux entreprises quand on sait que justement l’innovation et la technologie vont justement permettre de nous en sortir. J’ai un exemple en tête et vous le traitez d’ailleurs dans ce rapport, c’est l’éclairage. Typiquement l’éclairage, on parle de diminution des éclairages, ça passe par les LEDS. La LED est bien une évolution technologique, donc on avance comme ça.

Et d’ailleurs j’ai une question sur les sujets de l’éclairage parce que je suis très très très interpelée, assez régulièrement, sur la réduction de ces éclairages. Certainement pour protéger la biodiversité, c’est un réel besoin, mais alors peut-être les animaux liminaires, rats & pigeons ! Mais je suis interpelée sur des enjeux de sécurité : doit-on justement réduire cette intensité lumineuse (ce qui est apparemment le cas, en tout cas c’est un constat), au détriment des piétons et des vélos, et de la dangerosité que ça représente maintenant dans les rues de Nantes. Ça c’est un constat, et c’est une interpellation que j’ai assez régulièrement. Merci.

Plan déchets

Intervention de Mounir Belhamiti

Bonjour Madame la Présidente, Bonjour chers collègues. On peut s’écharper sur cette délibération, sur ce qu'on aurait dû faire, sur ce qui aurait pu être anticipé etc, force est de constater que la décision d’abandonner Tri’Sac va dans le bon sens, parce que c’est quelque chose que nous avions aussi demandé, et anticipé lors des derniers débats aux élections municipales. Donc on peut que se réjouir qu’il y ait enfin une prise de conscience sur ce sujet. Et par ailleurs rappeler quand même qu’à l'époque où Tri’Sac est né il y avait quand même une part de, sans exagérer, une part de génie dans le dispositif, je m’explique. Il y a cette complexité technique de devoir collecter des déchets recyclés sans complexifier les modes de collecte et sans voir notre ville et notre urbanisme jonché de conteneurs en tout genre pour faciliter les dépôts individuels de déchets. Donc il y avait quand même, dans l’intention de Tri’Sac initialement, ce souci technique de l'efficacité sur le territoire. Et ça je pense qu'il faut quand même le reconnaître, et pas le perdre de de vue. Et c'est notamment pourquoi nous nous doutons de la mise en place des solutions qui sont proposées par la délibération, à savoir l’individualisation des modes de collecte, avec la dissémination de ces modes de collecte. Et par ailleurs le fait qu'on généralisera à terme le bac jaune sur des modes de collecte qui vont de toute façon être différents de ceux des bacs bleus. Ça veut dire qu'on va démultiplier à la fois les points de collecte, et également les méthodes de collecte, et puis les tournées de collecte. Et moi je vous alerte Madame la Présidente sur une chose, c'est que nous nous étions collectivement engagés, je crois que nous avions toutes et tous fait campagne là-dessus, à ce que sur des grands projets et notamment ceux-ci, il y ait systématiquement adossé à ces délibérations des études d'impact environnemental, qui permettent justement de juger si les solutions techniques qui sont proposées dans le cadre de ces délibérations et de ces nouvelles politiques publiques, nous permettent d'atteindre plus rapidement ou tout simplement d'atteindre notre objectif de réduction des émissions de carbone, et globalement nos objectifs environnementaux. Je crois que cette étude ne nous a pas été présentée, en tout cas ne figure pas dans le dossier de délibération qui nous est présenté. Donc on ne sait pas en fait, on ne sait pas aujourd'hui si les modes de collecte qui sont proposé là, vont nous permettre à la fois d'améliorer la réduction des déchets, même si l'objectif on le partage, il est salutaire et là aussi je dois dire le travail que fait Mahel Coppey en la matière je pense qu’il est à saluer. Mais nous ne savons pas si les solutions techniques qui sont mises en œuvre là, vont nous permettre d'atteindre ces objectifs. On ne nous a pas présenté d'étude qui démontrait que ces solutions répondaient à cet objectif. Donc c'est un peu un saut dans l'inconnu pour nous, et pour ces raisons-là, sans rentrer dans le détail de ce qu'on a évoqué en commission, c’est à dire le devenir du personnel qui aujourd'hui met en œuvre Tri’Sac, le devenir également des différents équipements qui composent le dispositif Tri’Sac dans sa globalité, et puis aussi la question des encombrants, qui est un vrai sujet dans la gestion des déchets, qui n'est pas vraiment adressée sur cette délibération. Et puis la question des poubelles si je puis dire de la voie publique. C'est à dire aujourd'hui on est quand même à Nantes, on n’a absolument pas de poubelle publique, à côté des arrêts de bus, sur la voie publique, qui permettent de trier les déchets. C’est quand même un truc, enfin on est en 2021, bientôt en 2022 : mais dans n'importe quelle gare en France vous avez les 3 containers dans les poubelles, avec les sacs adaptés et puis les consignes qui vont avec. Donc là aussi on pense que ce n'est pas suffisant, en tout cas il manque quelque chose pour que nous nous prononcions en faveur de cette délibération et malheureusement, et vraiment malheureusement parce que nous aurions aimé soutenir cette délibération, nous nous abstiendrons sur cette délibération pour toutes les raisons que je viens d'évoquer.

Conseil Métropolitain du 29 juin 2021

Transition écologique - Développement de Nouvelles Lignes de Tramway : modification du programme des études et de l'enveloppe financière prévisionnelle


Intervention de Mounir Belhamiti

Merci Madame la Présidente. Je ne reviendrai pas sur l’opportunité des lignes 6, 7, 8, et le fond de la délibération précédente, lors de notre précédent Conseil métropolitain. Mais je voulais ici partager la nécessité de renouveler notre matériel roulant et d’engager des investissements pour que nos transports publics, nos transports en commun soient qualitatifs, fréquents, réguliers et en définitive utilisés par les usagers.

Sauf que ces investissements nécessaires interviennent dans un contexte qu’a rappelé Pascal Bolo tout à l’heure de baisse du versement mobilité pour quelques dizaines de milliers d’euros dans lequel vous avez décidé d’instaurer des mesures de gratuité qui représentent là aussi plusieurs dizaines de milliers d’euros et des mesures de réduction des abonnements qui là aussi représentent

un coût qu’il faut et qu’il faudra assumer dans le budget.

Vous appeliez, Madame la Présidente, à l’organisation des Assises ou d’Assises des mobilités au sein desquelles on aurait pu avoir ces débats justement sur le modèle économique, les modèles économiques des mobilités de demain. Nous croyons qu’il est urgent que ces Assises se tiennent rapidement et auxquelles en tout cas nous prendrons toute notre part.

Donc la question est simple : évidemment qu’il faut réaliser ces investissements, évidemment qu’il faut renouveler le matériel roulant, mais aujourd’hui nous n’avons pas de visibilité sur le financement et la pérennité de ces financements par rapport à des dépenses, en tout cas des manques à gagner qui sont mis en face.

Et donc pour cette raison nous avons décidé que nous nous abstiendrons sur cette délibération, puisque dans l’attente de réponses et de vision claire sur le financement des transports en commun sur notre territoire, nous attendons de voir quelles sont les propositions de votre majorité. Je vous remercie.

Conseil Métropolitain du 9 avril 2021

Délégation de Service Public du réseau de transports publics urbains de personnes de Nantes Métropole – Mise en œuvre de la gratuité du réseau le week-end


Intervention de Matthieu Annereau

Chers collègues, alors on le voit bien : cette opération est très importante puisque la question des mobilités a pris une place prépondérante dans la société, dans notre fonctionnement quotidien aujourd’hui. Alors, à la gratuité des transports, nous aurions préféré une tarification plus solidaire pour redonner du pouvoir d’achat aux familles sur le long terme. La gratuité, ça peut avoir également un effet d’injustice sociale puisque des étudiants, des employés touchant le SMIC ou des cadres prétendent au même dispositif de tarification. Une question qui est bonne à soulever lorsque l’on parle de tarification. Nous aurions sinon peut-être préféré une gratuité pour les plus démunis, impactant directement cette cible de population.

Et puis sinon également, pourquoi ne pas privilégier de baisser les prix des tickets ou alors d’allonger la durée de validité du ticket de bus ? Ça pouvait être et ça nous semblait être une idée plus intéressante.

Le deuxième point sur lequel nous voulions insister, c’était qu’avec l’insécurité qui va grandissante dans nos transports, la détérioration de nos lignes, l’accroissement de trafic de nos réseaux, nous pensons clairement que des marges de manœuvre d’investissement doivent être libérées pour répondre à ces exigences.

Nous pouvons citer la mise en accessibilité du réseau, la rénovation pour des véhicules plus propres également : tout cela nécessite de l’investissement et cette mesure, comme Monsieur Affilé a pu le rappeler, va générer du coup une perte de recettes de 10 millions d’euros par an. Donc c’est pour nous un frein à l’investissement, alors que nous avons besoin de davantage de mobilité, de mobilité plus propre, de mobilité davantage accessible. Pour cette raison-là, nous voterons contre ce principe de gratuité. Je vous remercie.


Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Présidente. Moi, je voulais quand même souligner un manque de vision globale. J’ai le sentiment qu’en réalité c’est un coup politique. On parle de jeu à la nantaise mais quid de la concertation ? On aurait préféré tellement effectivement faire évoluer les tarifs solidaires pour ces jeunes et étudiants. C’est vraiment un sujet, en plus, en ce moment. On aurait tellement aussi préféré penser commerce. Les commerçants évidemment sont intéressés par cette mesure le week-end mais je pense qu’ils auraient encore plus été intéressés d’avoir ce type de mesure en semaine.

Donc je pense que cette décision est un coup politique pour faire plaisir, pour faire plaisir sans concertation. Et puis moi j’ai une pensée pour les agents. Les agents de la SEMITAN ont-ils réellement été concertés ? Je sais qu’ils sont inquiets de cette nouvelle mesure, de la fréquentation qui va évidemment augmenter. Et puis la police métropolitaine des transports qui, elle, n’est pas complètement en place, n’est pas encore complètement formée selon FO police municipale, et finalement ils vont avoir encore plus de travail.

Donc je pense que ce manque de concertation montre qu’il s’agit en réalité d’un coup politique. C’est pour cette raison que nous voterons contre cette délibération.

Adoption du schéma directeur des énergies


Intervention de Mounir Belhamiti

Merci Madame la Présidente. J’ai juste une question, et je remercie Julie Laernoes et Tristan Riom pour leur explication au travers des slides qui nous ont été présentées. Je ne vois rien sur la stratégie en matière de réseau électrique sur notre métropole. Je n’ai sûrement pas vu là où c’était, mais je m’interroge sur la [coupure son] de Nantes Métropole justement sur l’implantation de stations de recharge électrique pour les véhicules collectifs et/ou individuels ; or on sait bien qu’actuellement notre réseau métropolitain électrique n’est pas en capacité d’absorber ces charges que viendrait lui asséner un développement massif de voitures électriques sur notre territoire.

Donc je voulais savoir comment ça s’anticipait, quelle était notre stratégie en matière de développement des stations de charge, notamment des superchargeurs qui ont un impact sur le réseau important, et comment garantir l’origine décarbonée de cette énergie électrique lorsqu’on déploiera je l’espère ces stations, d’origine privée ou d’origine publique. Je vous remercie.

Conseil Métropolitain du 12 février 2021

Transition écologique – Approbation du nouveau réseau vélo métropolitain et définition de ses principes d’aménagement


Intervention de Matthieu Annereau

Merci Madame la Présidente, Monsieur le Vice-Président. Tout d’abord quelques chiffres pour étayer mon propos. En 2015, l’Enquête Déplacement Grand Territoire (EDGT) indiquait que 3 %, uniquement 3 % des déplacements quotidiens sur la métropole étaient réalisés à vélo, soit 1 % de plus qu’en 2002, donc 13 ans plus tard. 43 % des déplacements étaient réalisés en voiture personnelle, une seule personne en voiture, 26 % à pied et 15 % en transports en commun.

Autre chiffre : l’AURAN diffusait une étude en 2016 indiquant que 43 % des ménages de la métropole ne disposaient pas de vélo. Alors peut-être avez-vous des chiffres plus précis à nous communiquer, mais nous pensons fondamentalement qu’il ne sert à rien de punir, de sanctionner ou de forcer les habitants à changer leur mode de déplacement par des fermetures de voies par exemple, mais plutôt davantage il faut les accompagner vers ces changements de toute façon qui vont dans le sens de l’histoire.

Une proposition pourra être notamment de davantage soutenir financièrement l’aide à l’achat de vélos électriques, notamment pour la classe moyenne.

Alors, nous avions également une question concernant le nombre de kilomètres de pistes développés au cours du mandat actuel, et également l’échéance des 150 kilomètres prévus de déploiement de ces axes structurants.

Enfin, deux derniers points d’attention qui concernent, d’une, la sécurisation des pistes cyclables donc des voies actuellement existantes, c’est très important, et puis des voies également qui vont être développées ultérieurement. Vous en avez dit un mot tout à l’heure dans votre présentation. Est-il possible d’avoir plus de précisions sur les actions qui vont être menées précisément en la matière ?

Et puis enfin, au lendemain de l’anniversaire de la loi du 11 février 2005 qui était une loi fondamentale sur les principes d’accessibilité universelle, ç’a été dit mais il est bon de le rappeler, d’avoir une attention à ce que l’accessibilité universelle pour toutes et tous soit bien inscrite en amont de ces projets de développement de nouvelles pistes cyclables, et pour cela, il serait certainement très pertinent d’associer en amont et très directement la Commission Métropolitaine pour l’Accessibilité Universelle, en lien avec les Commissions communales d’accessibilité de nos communes. Je vous remercie.

Centre de traitement et de valorisation des déchets de la Prairie de Mauves – Convention de délégation de service public avec la société ALCEA


Intervention de Matthieu Annereau

Merci. Une courte intervention. Pas précisément sur ce qui vient d’être présenté, mais plus généralement sur la question des déchets et de la propreté puisque nous sont remontées par un certain nombre de nos concitoyens et notamment sur la ville de Saint-Herblain, des grosses difficultés, en tout cas des problématiques de propreté et de saleté dans les rues et dans les parcs. On a pu le remonter à plusieurs reprises par d’autres voies mais je tenais à le remonter au sein de ce Conseil métropolitain.

Et puis également une interrogation sur l’harmonisation des modes de ramassage, en tout cas des tris des déchets secs puisqu’en effet sur certaines communes, des sacs jaunes peuvent être préparés par les habitants et pas sur d’autres, et rien que sur Saint-Herblain par exemple c’est le cas sur certains quartiers et pas sur d’autres. Donc ça pose quand même un problème d’harmonisation et d’homogénéisation dans ce tri. Je vous remercie.

Conseil Métropolitain du 11 décembre 2020

Transition écologique - Prestations intellectuelles pour la réalisation d’études hydrauliques urbaines et fluviales


Intervention de Valérie Oppelt

Puisque le sujet CHU vient sur la table, effectivement je m’associe à vous sur le remerciement du personnel de santé mais moi, je suis encore à nouveau outrée de l’attitude de Madame Garnier sur ce sujet CHU, de voir qu’elle n’a jamais réagi auparavant, que de par la Région finalement il y a un soutien direct de la Région, que nous allons perdre 225 millions d’euros de l’État si nous bougeons.

Enfin, c’est complètement démagogique, et l’histoire de Nantes en effet montre que l’île de Nantes n’est pas le seul lieu qui est soumis aux inondations. La construction et le comblement ou recomblement de Nantes, c’est aussi sur toute la métropole, avec des terrains inondables puisqu’il s’agissait dans l’histoire de marais, bien évidemment.

Et d’ailleurs je suis assez surprise à quel point il y a une forme de démagogie et une manifestation organisée samedi prochain contre ce CHU. Et on retrouve tellement cette ambiance que je vois d’ailleurs à l’Assemblée nationale où vous avez des personnes qui ne partagent pas du tout les valeurs sur tellement de sujets, qui se regroupent, je pense notamment aux Insoumis, donc à la droite, enfin voilà on retrouve une espèce de mélange simplement pour de la démagogie et pour ne pas soutenir un projet qui est décidé, un permis de construire validé et on y va maintenant, on avance. C’est aussi un sujet économique, il y a des entreprises derrière. Donc ça me semble important de le souligner, merci Madame la Présidente.

Conseil Métropolitain du 16 octobre 2020

Vélo pour toutes et tous : développons un dispositif plus solidaire et plus juste

Intervention de Mounir Belhamiti

Évidemment, cette délibération va dans le bon sens et nous la voterons. Ce sont des ajustements qui sont nécessaires dans cette période et qui vont dans le sens de l’histoire sur l’adoption du vélo par nos concitoyens et nos objectifs de part modale qui sont dans notre PDU (plan de déplacement urbain), voté il y a deux ans. Juste deux questions sur l’avenir de ce dispositif, puisqu’on en a déjà discuté, Monsieur Martin : il y a, et on le constate tous, peut-être une faiblesse dans l’adoption de ce mode de transport dans nos quartiers politiques de la ville. C’est une évidence et elle s’explique par différents facteurs, notamment celui de la sécurisation de ces vélos dans les espaces de stockage et de garage, qui nécessiterait d’avoir une attention particulière.

Sur la philosophie de l’aide aux vélos qui est de dire : "c’est un forfait d’aide à l’acquisition d’un véhicule à assistance électrique pour toutes et tous.", notre groupe souhaite que vous puissiez réfléchir à un dispositif plus solidaire, plus juste, si tant est qu’on puisse considérer que des gens, des citoyens qui aient des revenus confortables, même si certains ne demandent pas cette aide, puissent être aidés de la même manière qu’un "bénéficiaire du RSA". Donc on souhaiterait pouvoir voir évoluer cette aide dans l’avenir sur une aide qui serait un peu plus à destination de ceux qui en ont le plus besoin, et peut-être sur un montant qui serait pour le coup plus important. Sur les axes sécurisés qu’on voit fleurir sur notre territoire, là aussi la desserte des quartiers politique de la ville est à notre sens en tout cas perfectible et nécessiterait qu’on y réfléchisse un peu plus collectivement.



Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire : portons un projet ambitieux, écologique et attractif pour notre territoire

Intervention de Valérie Oppelt

Madame la Présidente, je pense que c’est important de rappeler que c’est un site “clé en main", qui intervient dans le cadre de territoires d’industrie, que le projet a été porté et défendu par le Département et la Région, et qu’il a été voté par les élus dans le cadre du SCOT. (schéma de cohérence territoriale). Je pense donc qu’il faut respecter le choix démocratique des élus du territoire Pays de Retz. Oui, le pôle de Carnet doit s’engager sur des énergies renouvelables, sur une industrie écoresponsable. Il a d’ailleurs été défendu et travaillé avec les associations environnementales – on l’oublie souvent – : LPO, LNE, Bretagne vivante. Et le Grand Port, en collaboration avec ces associations environnementales, a d’ailleurs mis en oeuvre, au niveau de l’estuaire, tous les outils nécessaires pour un estuaire qui pourrait être classé réserve naturelle nationale Ce projet, d’ailleurs, pourrait répondre, dans le cadre de cette crise, à des enjeux d’emploi, d’équilibre des territoires entre le sud et le nord. La situation d’Airbus et de ses sous-traitants ne nous permet pas de faire la fine bouche sur ces projets d’envergure, surtout si nous souhaitons accélérer la fin des centrales à charbon.

Nous avons donc la chance et l’opportunité pour ce territoire d’avoir ce site sélectionné parmi les 12 premiers sites industriels “clé en main” ; il nous faut saisir cette opportunité. Est-ce que ce site pourra répondre à des enjeux de mobilité ? Je pense que c’est une question que nous pouvons nous poser. Nous limiterons, en créant de l’emploi sud Loire, les déplacements du sud vers le nord ; cela répondra donc à cette surcharge de la métropole, et indirectement, donc, à l’urgence climatique. Enfin, ce projet va également répondre aux ambitions du Grand Port autour du développement de nouvelles activités. Et je pense que nous sommes là aussi pour les aider à trouver des solutions sur ce site. C’est pourquoi, Madame la Présidente, je vous demande de vous engager auprès de tous les élus, auprès des territoires et au nom de cette alliance des territoires que vous aimez porter, hors de nos différences politiques – parce que je pense que tout le monde peut se rejoindre sur ce sujet –, à porter un projet et faire que les riverains puissent retrouver une forme de sérénité à laquelle ils aspirent. Et que le Grand Port puisse aussi assurer l’entretien de ces 285 hectares qui avaient d’ailleurs été décidés avec ces fameuses associations environnementales ; ces hectares, plus importants que l’aspect bétonisation que vous citez, qui sont des hectares d’espace naturel. Actuellement, ils ne peuvent pas accéder à ce site pour pouvoir entretenir ce lieu ; c’est un réel problème.