Nos interventions sur le Social & les sujets de Société

Conseils Municipaux de Nantes

Conseil Municipal du 18 mars 2022

Abandon par la municipalité de la Maison des Adieux


Intervention de Valérie Oppelt

Alors ça tombe bien, on parle de projets communs, de divergences politiques, etc. En tout cas, on avait déjà un projet commun, et je voudrais profiter de cette délibération pour en parler, parce qu’on parle d’innovation citoyenne, on parle d’écoute des nantaises et nantais, on parle de dialogue citoyen. Alors on avait un projet commun lors des municipales en 2020, c’était la Maison des Adieux. C’était un projet qui était fort, un lieu consacré aux cérémonies funéraires, et ce projet il nous, il vous tenait particulièrement à cœur, je me souviens des débats sur ce sujet.

Alors le 2 avril 2021 vous avez d’ailleurs renforcé ce projet en expliquant que vous étiez à l’écoute justement, cette écoute auprès des nantaises et des nantais sur ces projets, qui sont des projets participatifs, et nous venons d’apprendre que vous abandonniez ce projet. Alors ici je porte la parole des nantais et des nantaises sur l’ambition de cette Maison des Adieux qu’il ne faut pas abandonner à mon sens. Ces nantaises et nantais sont justement consternés par ce recul face à vos engagements, et ce sont bien les engagements de la Ville de Nantes et non de la métropole, car je sais qu’il est question que certains Maires de la métropole puissent être plus réticents à ce projet ou sont déjà équipés.

Alors c’est un lieu qui est attendu quand même depuis 15 ans, c’est un lieu de respect de la personne humaine, et de sa liberté de pensée, ainsi que sa dignité. Et puis ce lieu, c’est le lieu du respect de la laïcité, ce n’est surtout pas un lieu qui va contre les religions, c’est un lieu de cérémonie civile.

Alors voilà Madame la Maire, cette Maison des Adieux qui devait naître avant la fin du mandat. Et vous envoyez les familles actuellement dans les salles festives de la Ville de Nantes, c’est quand même assez indécent, c’est compliqué et j’espère que vous allez pouvoir revoir cette position sur ce projet qui se veut justement participatif et qui répond à l’écoute, à la demande des nantaises et nantais. Merci.

Subventions à la vie associative - Fonds de soutien exceptionnel aux associations nantaises - Débat sur l'affichage Mois de la Femme estampillé Ville de Nantes avec une femme voilée


Intervention de Valérie Oppelt

Non effectivement je ne voudrais pas relancer le débat, mais je voudrais quand même intervenir puisque moi j'ai j'ai rencontré Kenza Segdi sur ce dossier pour bien comprendre ce qui s'était passé. Je voudrais simplement dénoncer la violence qu'elle subit actuellement : elle reçoit des mails d'insultes, donc le seul fait d'avoir lancé ce débat était quand même vraiment dangereux. D'autant plus qu’elle m'a montré ses mails de validation, il y a bien eu effectivement plusieurs agents qui ont validé la procédure, moi j'y reviens pas. Donc elle a eu cette validation, elle a bien une subvention de la ville, m’a-t-elle confirmé, elle a bien eu un versement. Alors pas sur ce projet, mais sur l'association en tout cas, un versement fait récemment me dit-elle. Et ce que je veux dénoncer en tout cas, oui c'est la violence qu'elle subit et je pense qu'il faut vite clore ce débat. Et encore une fois j'entends des rires mais l'idée c'était pas de re débattre, mais c'était bien de dire « Arrêtons », parce qu'elle subit des violences, sur les réseaux sociaux, enfin surtout par mail, elle m'a montré aussi ces mails, et on ne peut pas cautionner cette violence, même si on n'est pas d'accord avec son association, sa vision ou autre. C'était quand même une affiche qui avait prévu plusieurs phases, avec 3 autres affiches où elle avait envie de montrer une diversité des femmes, il y avait d'autres femmes en photo, pas forcément comme elle, comme elle l'était elle sur cette première affiche. Donc voilà stop à ce type de violences, c'est pas la peine de faire monter les débats plus longtemps. Merci.



Ville non-sexiste – Attribution de subventions


Intervention d'Erwan Huchet

Oui Madame la Maire, merci de me donner la parole. Je vais intervenir, alors c'est pas parce que j'habite rue Olympes de Gouges que j'interviens, une grande femme d'ailleurs. Mais il vient de se passer quelque chose aujourd'hui en France, il y a des propos nationaux qui bien évidemment rentrent en résonance avec cette délibération plus locale. Une candidate à la présidence de la République vient de dire “Contrairement à d'autres, je n'aurais jamais pu tomber amoureuse d'un adolescent”. Ces propos rapportés sont un tacle indécent en référence à Brigitte et Emmanuel Macron. Et en tant qu’élus responsables, citoyens, on ne peut accepter et défendre une telle déclaration de Madame Hidalgo. Je ne sais pas si c'est du sexisme, si c'est de l’âgisme, mais tout n'est pas permis. Et si c'est vrai c'est inadmissible et intolérable, et notre groupe tenait à le dénoncer aujourd'hui.

Personnel municipal – Adaptation du tableau des effectifs – Dispositions diverses


Intervention d'Erwan Huchet

Oui, juste un petit mot pour dire que le Ségur de la Santé a permis bien évidemment de revaloriser l'ensemble des rémunérations des personnels soignants, des services hospitaliers, mais aussi des professionnels de santé. Et à l'occasion de cette délibération, c'est 416 agents qui sont donc concernés par ces augmentations de salaire, donc des aides-soignants, des auxiliaires de puériculture. C'est une manière de récompenser l'engagement des soignants, dans une période de crise sanitaire particulièrement aiguë, et nous voulions le souligner. Cette revalorisation salariale, c'est un geste fort et c'est aussi un moyen finalement de susciter des vocations dans ces métiers qui sont particulièrement difficiles et pénibles.

Conseil Municipal du 28 janvier 2022

Ville non sexiste – Subventions - Distributeurs de protections hygiéniques gratuites


Intervention de Erwan Huchet


Merci, Monsieur le Premier Adjoint. 

J’ai une brève question. Tout d’abord, je voudrais saluer le soutien de la Ville de Nantes à ces associations qui agissent au quotidien en faveur de l’égalité femmes/hommes, souvent en partenariat, d’ailleurs, avec d’autres collectivités. C’est évidemment un sujet qu’il nous faut porter ensemble. 

Ma question porte sur le déploiement des distributeurs de protections hygiéniques, démarche salutaire, que nous avions votée à l’unanimité au conseil du 15 octobre 2021 dans le cadre de notre volonté de faire de Nantes une ville non sexiste. 

Une première étape de ce déploiement était prévue, dans la délibération, pour décembre 2021. Cela avait fait l’objet d’une communication de la part de la Ville, à ce moment-là, mais aussi des expressions politiques dans le magazine de la Ville, pour le Nantes Passion de décembre. Or nous avons appris en novembre que ce déploiement connaissait un léger retard, qu’il ne pourrait se faire en décembre et que le dossier thématique était reporté à une date ultérieure. 

Ma question est donc toute simple : je souhaiterais savoir quels motifs ont occasionné ce retard et où vous en êtes. Qu’est-il prévu sur ce dispositif qui devrait contribuer à briser le tabou des règles et lutter contre la précarité menstruelle ? Je vous remercie.

Conseil Municipal du 17 décembre 2021

PV séance 15/10 – Pour en finir avec l’écriture inclusive


Intervention de Valérie Oppelt

Merci, Madame la Maire. Je me permets d’intervenir ici parce que cela concerne toutes les délibérations.

Madame la Maire, je souhaite, en ce début de conseil, vous faire part de mon désarroi. En effet, j’ai déjà pris plusieurs fois la parole en conseil sur ce sujet. C’est celui de l’écriture dite « inclusive » et du point médian dans les délibérations. Nous l’avons d’ailleurs déjà évoqué dans la présentation du voeu « handicap ». J’alerte donc une nouvelle fois votre majorité sur les questions de communiquer et de rédiger les actes administratifs qui sont, d’une part, portés à notre vote et d’autre part, à la disposition des Nantaises et des Nantais qui nous écoutent et que vous associez régulièrement à nos débats.

Le point médian est réellement une catastrophe pour les personnes en situation de handicap, les « dys », tout ce qui concerne les troubles du langage et de la lecture. C’est une catastrophe pour les personnes âgées, pour les personnes allophones comme les migrants, par exemple, et les Européens qui apprennent notre langue.

Cette écriture inclusive, dite « inclusive », en tout cas, c’est l’un des symptômes de l’idéologie qui monte de façon inquiétante, dans nos universités, notamment, que les États francophones du monde entier ne comprennent pas. D’ailleurs, Jean-Michel Blanquer a interdit son utilisation dans les manuels scolaires, et j’ai d’ailleurs cosigné une proposition de loi pour l’interdire dans les documents administratifs. Nous vous demandons que cesse cette dérive.

Vous nous dites avoir une ambition de ville inclusive. Il faut donc maintenant passer à l’acte.

Quelques exemples… Délibération 30 : les « lauréat·e·s » du prix des Arts visuels de la Ville… Au total, nous avons relevé environ 34 pas de côté vers l’écriture dite « inclusive » dans l’ensemble des délibérations. Cela concerne onze des 52 délibérations que nous étudions aujourd’hui et cela augmente à chaque conseil. Maintenant, même les appellations de vos directions s’en inspirent. Je pense à celles des « usager·e·s », des habitant·e·s », des « Nantais·e·s », des « adolescent·e·s », … Pire, dans la 24, pour l’association Le Guid’on, qui est spécialiste, justement, de l’accompagnement de troubles développementaux, on écrit : « le·s besoin·s »… ! Cela devient impossible à lire pour toutes les personnes en situation de handicap.

Nous vous demandons donc ici, Madame la Maire, un engagement clair de votre part pour évincer définitivement cette écriture utilisant les points médians des délibérations, de tout document administratif. L’égalité des femmes par rapport aux hommes doit passer par des actes. Il ne faut donc pas confondre le changement et le progrès. Merci.

Conseil Municipal du 15 octobre 2021

Ville non-sexiste - Précarité menstruelle - Installation de distributeurs de protections hygiéniques gratuites pour toutes


Intervention de Sarah El Haïry

Merci Madame le Maire. Vous savez Madame le Maire, en préparant cette délibération, je pensais qu'on allait vivre un vrai moment de concorde dans notre conseil, parce que oui on casse un tabou. On casse le tabou des règles, on casse le tabou de effectivement cette précarité, qui est réelle, qui est réelle dans notre pays et bien en dehors. Et puis en plus j'étais assez heureuse de me dire : on a expérimenté avec le Gouvernement, avec d'autres territoires, avec la Ville de Lille, avec le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, avec des régions en Outre-Mer, c'est le fait de rendre accessible. Et donc il y avait une sorte de test qui a été fait, et ça fonctionne très bien, parce qu'on s'appuyait sur des pharmaciens, dans les lycées, sur des CCAS, dans toutes les associations, et pour permettre la dignité à chacune des femmes. Que ce soit des femmes qui soient en précarité et qui par le biais des associations ont accès. Par la pudeur parfois de pouvoir simplement récupérer ce dont on a besoin dans un distributeur, dans un lieu public, ou au contraire avec autour d'un café chaud pour en plus en discuter, et pouvoir partager et casser un moment de solitude. Et je pensais sincèrement qu'on arriverait à ce moment de concorde, et donc du coup c'était vraiment, on avait envie de saluer, de saluer la fierté que notre ville soit la première à effectivement le prendre encore plus fortement, et les expérimentations ont montré que ça fonctionnait, on était à la pointe à la pointe avec cette délibération. Mais malheureusement les interventions de nos collègues ont marqué parfois des politiques publiques, que nous nous imaginons positives puisque l'emploi reste la meilleure manière de lutter contre la précarité, et je souhaitais d'abord, nous souhaitions d'abord saluer les travaux de Mahaut Bertu, qui ont été dans ce sens unanimes et qui n'ont pas cherché ni la stigmatisation, ni la polémique sur des réformes comme l'allocation chômage, qui n'a pas vocation évidemment à accompagner ou à fragiliser qui que ce soit, bien au contraire, à accompagner chacun sur le marché du travail. Au-delà de ça Madame le Maire, on va terminer sur une note positive, oui nous sommes fiers de voter cette délibération, parce qu’elle permet, encore une fois, de faire rayonner notre ville dans des vraies avancées de solidarité.



Signature de la Charte Déclaration de Paris sur la lutte contre le VIH-VHC-IST


Intervention de Valérie Oppelt

Merci Madame la Maire. Alors voilà une belle proposition de signature de charte et nous ne pouvons que soutenir les efforts déjà mis en place par la Ville de Nantes et les ambitions futures qu’elle souhaite déployer dans le cadre de cette charte. Nous avions d’ailleurs proposé que Nantes devienne la Ville sans Sida après Paris, nous nous en félicitons. Pour autant, les intentions sur la promotion des tests pour le VIH par exemple sont en réalité déjà mises en œuvre par l’État et en complémentarité. En effet, la semaine dernière au 22e congrès de la Société française de lutte contre le Sida, notre ministre de la santé a annoncé sa volonté de déployer le dépistage gratuit du VIH sur tout le territoire. Face au constat d’une baisse du dépistage du virus du sida lors de la pandémie, au frein que peut constituer le besoin d’une ordonnance pour obtenir la gratuité du test, et du coût du test sans ordonnance en laboratoire, Monsieur Véran a présenté une mesure concrète ce lundi à l’Assemblée nationale, qui sera votée suite à cette expérimentation lors de la loi de finances de 2022. Le Gouvernement souhaite donc étendre le dispositif « Au labo sans ordo » sur toute la France, qui était expérimenté depuis 2 ans à Paris. Considérant cette proposition inédite sur le plan de la lutte contre le VIH, qui permettra de mieux identifier et prendre en charge les personnes atteintes du sida, on peut s’interroger cependant sur la pertinence d’une telle adhésion ne donnant pour l’instant pas lieu à de réelles mesures déployées par la Ville de Nantes. Je pense que notre participation qui est seulement morale et politique n’est pas complète et ne peut se limiter uniquement à des prêts de salle ou à de la communication. Donc je propose que nous puissions aller plus loin, financièrement. Financer des associations, financer la recherche. Faisons de Nantes la Ville sans Sida !

Conseil Municipal du 25 juin 2021

Indisponible pour le moment

Conseil Municipal du 2 avril 2021

Vœu à l’occasion de la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme


Intervention de Valérie Oppelt

Merci, Madame la Maire, chers collègues. Je vous remercie, Madame la Maire, d’avoir accepté que nous proposions ce voeu, qui me tient à cœur dans ma mission d’élue, dans ma mission de députée mais aussi personnellement. Notre groupe au complet porte ce vœu, bien sûr.

Comme vous l’avez rappelé, ce vœu, travaillé par notre groupe et par la commission, vise à sensibiliser notre collectivité et à agir collectivement pour l’instruction des personnes atteintes d’un trouble autistique. Chaque année, ce sont 35 000 enfants qui naissent en France avec un trouble neuro-développemental. Presque 400 M€ ont été débloqués depuis 2018, à la suite de l’adoption du plan national « autisme ». Mais ce sont ces moments de sensibilisation qui font avancer la cause.

En cette journée internationale de sensibilisation à l’autisme, il nous a paru judicieux que cette assemblée puisse s’engager et montrer son soutien à l’ensemble des acteurs qui, au quotidien, accompagnent des personnes porteuses de handicap et particulièrement, en ce jour, toutes les personnes présentant un trouble neuro-développemental, dont l’autisme. Ce vœu prouve la nécessité également pour nos collectivités d’inciter à l’inclusion de toutes et tous. C’est un engagement fort auprès des enfants, des jeunes, des adultes et des familles, une promesse d’inclusion en sensibilisant nos commerces, nos écoles, nos entreprises et nos voisins.

J’attire votre attention sur la communication et les actes administratifs. La première version de ce voeu proposait de retirer des documents administratifs le fameux point médian, qui fait débat actuellement. Je vous cite quelques exemples : « iels » pour « ils et elles », « toustes », pour « toutes et tous », « celleux » pour « celles et ceux » ou alors « cher·e·s », « lecteur·rice·s », « déterminé·e·s ». Cette écriture accentue les difficultés quotidiennes de ce public, notamment dans la lecture des documents administratifs. Cette écriture ne résout pas les problématiques d’égalité entre les femmes et les hommes, mais écarte à peu près 20 % de la population : personnes porteuses de handicap, une partie de nos seniors, les réfugiés et certains Européens qui apprennent notre langue française. Les pays francophones s’étonnent. Nous risquons une régression pour l’accessibilité universelle.

J’ai bien noté cependant l’avancée de ce vœu sur la proposition de communication globale, facile à lire et à comprendre.

Enfin, notre groupe soutient la demande aux pouvoirs publics d’augmenter les moyens mis en œuvre pour améliorer fortement les capacités d’accueil des enfants en situation de handicap. Notre département bénéficie d’une croissance démocratique forte et de l’arrivée de nouvelles familles. Nous sommes tous concernés, État, Départements, Régions, pour les places en structure spécialisée comme les IME, mais aussi les classes ULIS inclusives dans les écoles, les collèges et lycées. Pour rappel, l’ARS a augmenté les budgets pour ces classes ULIS, notamment, et 73 classes ULIS sont prévues à l’ouverture en 2021 sur le territoire français.

Depuis le début de mon mandat de députée, je suis d’ailleurs alertée par des familles. Je travaille avec des associations pour porter des solutions.

C’est pourquoi j’organise, le 13 avril prochain, une réunion en visioconférence avec des familles qui ont interpellé les acteurs publics, l’ARS, les associations, la MDPH, le cabinet de Madame Cluzel et Claire Compagnon, déléguée interministérielle en charge de l’autisme ainsi que les députés, bien sûr, et les élus qui souhaitent y participer. Je suis d’ailleurs toujours en attente d’une réponse du Département. J’ai un engagement de résultat pour la situation de ces familles et plus largement, un engagement de la ministre pour réunir prochainement et globalement l’ARS et le Département, afin de débloquer notre situation départementale. Le Département a une compétence particulière sur ce sujet de l’autisme.

Nous réussirons tous et toutes collectivement. C’est pourquoi notre groupe espère l’adoption de ce vœu à l’unanimité. Merci, Madame le Maire.

Dispositions diverses à caractère budgétaire et financier – Tarifs funéraires & Maison des Adieux


Intervention de Valérie Oppelt

Je vais essayer d’entrer rapidement dans un détail, justement. Il s’agit des tarifs funéraires. C’est l’occasion pour moi d’aborder la Maison des adieux, pour avoir des nouvelles de ce projet que vous aviez porté dans votre programme, Madame la Maire, et qui me tient à cœur.

Les Nantais et les Nantaises n’ont actuellement pas la possibilité de bénéficier d’un lieu permanent consacré aux cérémonies funéraires. Cette Maison des adieux à la disposition des familles propose de réaliser des funérailles civiles dans un environnement favorable au recueillement et dans le respect de la personne humaine et de sa liberté de culte. Ces familles dans le deuil qui ne souhaitent pas une cérémonie religieuse ont pour unique possibilité de réserver les salles de la municipalité, qui ne conviennent évidemment ni au contexte ni au délai nécessaire de réservation.

Je vais écourter, Madame la Maire. Je souhaitais simplement savoir si ce projet allait être mis en étude très bientôt. La Maison des adieux doit naître avant la fin du mandat. Merci.

Conseil Municipal du 5 février 2021

Vœu pour l’organisation d’un référendum sur le rattachement du Département de Loire-Atlantique à la Région Bretagne


Intervention de Erwan Huchet

Bonjour, Madame la Maire, bonjour à toutes et à tous.

Je me prénomme Erwan. Je suis né à Nantes. Nul doute, je suis breton, originaire du pays de Brocéliande, et je vous le dis : en 2021, nous pouvons être bretons et nantais et vivre très bien nos identités et nos cultures sans vouloir remettre la question institutionnelle en débat à chaque nouvelle élection. Le voeu qui nous est présenté n’est pas anodin. On ne propose pas de modifier nos institutions sans réfléchir aux conséquences, car ce sont des questions très sérieuses. Et ce n’est pas étonnant si Jean-Marc Ayrault n’a jamais été pour le rattachement de la Loire-Atlantique et n’a jamais pris le risque d’instrumentaliser ce sujet. Car au-delà de la question historique, qui, pour moi, ne fait pas débat, la vraie question est celle du statut de capitale régionale de Nantes, de son attractivité avec, à la clé, des milliers d’emplois en jeu pour notre territoire.

Tout d’abord, dans ce voeu, on demande à l’État de participer à une instance pérenne plurielle sur les modalités d’organisation d’un référendum. Il y a 207 villes en Loire-Atlantique.

Imaginons l’État venir dans chaque ville participer à une instance municipale ad hoc sur ce sujet… Il revient aux collectivités, dont les compétences et les périmètres sont concernés, de prendre l’initiative sur cette question, pas à une Ville. Le président du Conseil départemental peut organiser une consultation sur la Loire-Atlantique, qui sera au moins indicative. Pourquoi alors ne l’a-t-il pas fait, s’il en a le pouvoir et les moyens ? Car avant de solliciter les habitants de deux Régions et de neuf Départements sur leur avenir institutionnel commun, interrogeons déjà ceux de notre territoire. Si elle doit avoir lieu, cette consultation doit être d’abord départementale, organisée et financée par le Conseil départemental de la Loire-Atlantique.

Comme la coopération est pleine et entière entre la Ville de Nantes et le Département, je ne doute pas qu’une instance créée entre nos collectivités sera plus opérante. Il faut donc d’abord un accord local. La question relève avant tout des acteurs locaux plus que du gouvernement et de l’État. Faire croire l’inverse, c’est prendre les Nantais et les Bretons pour ce qu’ils ne sont pas.

La question est donc de savoir si ce rattachement, avec les conséquences qu’il entraîne, est souhaité par les habitants de toute la Loire-Atlantique. Or, au-delà d’un référendum, il y a la démocratie directe, et les élections départementales de juin sont proches. Pourquoi les défenseurs du rattachement ne présenteraient-ils pas des candidats indépendants sur le sujet ?

C’est le moment et c’est le lieu pour cela. Si les habitants de la Loire-Atlantique votent massivement pour les candidats régionalistes et les élisent, cela serait une indication évidente de la volonté des citoyens. Car manifestement, les maires de Nantes et de Rennes ne veulent pas de ce rattachement, et vous l’avez rappelé récemment, Madame la Maire.

Nous pensons qu’au-delà des symboles, notamment la création d’un adjoint aux enjeux bretons, qu’il faut alimenter pour qu’il s’occupe moins des dossiers de ses collègues, c’est surtout la démonstration que les tractations de campagne n’enlèvent rien aux désaccords de fond qui existent au sein de votre majorité. L’État a bon dos, mais le double discours se voit et il a des limites, à jouer avec les institutions sur un sujet aussi sérieux. Nous le savons tous, ce vœu est donc voué à échouer avant même d’être voté. C’est donc de la com’, de la com’ politique et surtout, ce n’est pas la bonne méthode. C’est pour cette raison que nous ne participerons pas à ce vote.

Pour conclure, il est vrai que la Loire-Atlantique est aujourd’hui séparée administrativement et artificiellement de la Bretagne historique. Je lui dis à mes compagnons bretons, qui pensent sincèrement qu’un nouveau mariage serait heureux : il existe un vieux proverbe breton qui dit qu’entre mariage et regret, il n’y a que l’épaisseur d’une haie. Je vous remercie de votre attention.

Conseil Municipal du 2 décembre 2020

A l'occasion du compte-rendu des décisions prises par délégations du Conseil Muncipal


Intervention de Erwan Huchet

Bonjour à tous, bonjour à toutes. Il est vrai que c’est un Conseil municipal un peu particulier. Je voulais intervenir parce que, comme vous pouvez le voir à la page 5 du compte rendu des décisions prises par délégation, il y a un avenant pour modifier la convention de mise à disposition du clocher de l’église Saint-Clément, la société Cellnex France se substituant à la société Bouygues Télécom en tant que preneur. Vous le savez, l’implantation des antennes relais partout sur notre territoire est une préoccupation majeure pour nos entreprises, pour nos emplois et pour l’attractivité locale, notamment en ce qui concerne l’arrivée de la 5G.

Hier, Nantes était fière d’être une smart city, Nantes était la ville de l’agilité, du numérique, de l’innovation, de la french tech. Aujourd’hui, force est de constater que ces temps-là semblent révolus. Aujourd’hui, Nantes est la ville des moratoires : un moratoire sans perspective sur l’extension de la Cité des congrès et un moratoire, maintenant, sur la 5G, sans raison objective.

Le monde entier, l’Europe, la France se mettent à la 5G, mais pas Nantes ni sa Métropole.

Pourquoi Nantes rejoint-elle le camp de ces groupes de pression qui, de manière ancestrale, ont des difficultés avec les nouvelles technologies, la science et le progrès en général ?

Tout le monde sait que nos usages augmentent. Ce sont plus de 40 % par an de volume de données échangées. Nous sommes d’ailleurs aujourd’hui sur une plateforme vidéo. Nous voyons nos adolescents, je ne dis pas que c’est bien, mais maintenant, avec leur Smartphone, ils suivent les cours à distance, ils regardent aussi des films… Et regardons-nous : ici, nous avons tous un compte Twitter, un compte Facebook, quand ce n’est pas un compte Instagram. Tout cela crée des besoins en matière de flux de données et sature les réseaux actuels. Les remplacer par d’autres, plus performants, permet de nouveaux usages mais aussi de limiter des implantations nouvelles.

Or, après les débats annoncés, il n’y aura rien de nouveau en mars ou en avril prochain. Les études de l’ANSES sont très claires et les compléments d’étude n’y changeront rien. Il existe d’ailleurs sur le sujet 28 000 études. Toutes convergent vers la même conclusion : il n’y a pas d’impact sanitaire démontré en dessous des limitations de champ définies par l’ANFR. Et les niveaux d’exposition, en France, sont très en dessous de ces normes.

Aussi, quelle déception de vous voir user de leviers administratifs pour freiner le développement de ces technologies car à Nantes, le secteur du numérique, avec 26 000 salariés, reste le principal secteur de croissance de l’emploi. Dans ce domaine de la 5G, manifestement, l’instrumentalisation politique a été préférée. Or ce moratoire plombe notre image de place forte du numérique et aura un coût économique. Le Mans et Angers ont pris de l’avance. Il faut que la 5G puisse se déployer rapidement à Nantes. Nous le devons pour nos entreprises, pour nos emplois, pour les Nantais. Il faut que la raison revienne et nous vous demandons solennellement à ce que vous mettiez fin à ce moratoire inutile. Je vous remercie de votre attention.